L’indice de valeur des exportations chinoises de machines et matériels électriques atteint 115,8 en juin 2026, en hausse de 15,8% sur un an, porté à la fois par les prix (indice 100,3) et par les volumes (indice 115,5). Cette catégorie regroupe notamment les équipements de production, de transport et de distribution d’électricité, segment particulièrement pertinent dans le contexte gabonais actuel.
Le Gabon traverse en effet une phase de restructuration de son secteur électrique et hydraulique, avec la scission de la SEEG en deux entités distinctes dédiées respectivement à l’eau et à l’électricité. Cette réforme structurelle s’accompagnera nécessairement de besoins en investissement et en renouvellement d’équipements, un contexte dans lequel la disponibilité et le prix des matériels électriques importés jouent un rôle direct sur le coût de la modernisation du réseau.
Une offre chinoise en expansion, à des prix restant relativement contenus comparativement à d’autres fournisseurs mondiaux, pourrait constituer un facteur facilitateur pour les investissements à venir dans les infrastructures électriques gabonaises, qu’il s’agisse de matériel de production, de transformateurs ou d’équipements de réseau.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte plus large de présence croissante d’entreprises chinoises dans les projets d’infrastructure énergétique en Afrique centrale, une présence qui s’accompagne généralement de contrats de fourniture d’équipements liés aux financements accordés. Reste à savoir si les futurs marchés publics liés à la réforme de la SEEG intégreront des clauses de mise en concurrence suffisamment ouvertes pour éviter une dépendance exclusive à un fournisseur unique.













