Gabon : l’ANPI et le CENAREST veulent transformer la recherche en investissements

Le Gabon cherche à rapprocher deux univers encore insuffisamment connectés : la recherche scientifique et l’investissement privé. Le protocole d’accord signé le 17 septembre 2026 entre l’ANPI-Gabon et le CENAREST pourrait ainsi dépasser le simple cadre institutionnel. Avec la création d’un Secrétariat technique conjoint, l’enjeu est désormais de convertir davantage les connaissances et innovations locales en projets susceptibles d’attirer des capitaux et de créer de l’activité.

Signé par Ghislain Moandza Mboma, directeur général de l’ANPI-Gabon, et Alfred Ngomanda, commissaire général du CENAREST, l’accord intervient à un peu plus de deux mois du forum économique international prévu du 25 au 27 novembre 2026 à Libreville. Pendant 3 jours, cette rencontre doit offrir une vitrine aux projets économiques et aux opportunités d’investissement du pays.

De la recherche au marché

À court terme, le dispositif doit permettre de mieux coordonner l’identification et la présentation des innovations issues de la recherche. Pour l’ANPI-Gabon, chargée notamment de promouvoir les investissements et d’accompagner les investisseurs, l’intérêt est de disposer d’un vivier de projets à potentiel économique. Pour le CENAREST, il s’agit de rapprocher davantage la recherche des besoins du marché.

À moyen terme, cette coopération pourrait favoriser la création d’entreprises innovantes et améliorer la valorisation économique des travaux scientifiques. L’enjeu est particulièrement important dans un contexte où les économies africaines cherchent à réduire leur dépendance aux matières premières en développant des activités à plus forte valeur ajoutée.

Le défi de la transformation économique

À long terme, le Gabon pourrait renforcer son écosystème reliant recherche, innovation, entrepreneuriat et financement, suivant une dynamique déjà au cœur des stratégies internationales de compétitivité. Agriculture, forêt, mines, numérique, énergie ou environnement constituent autant de secteurs où la recherche locale peut déboucher sur des solutions commercialisables.

Mais le protocole ne produira d’impact que s’il débouche sur des projets financés. Le risque serait de créer une structure supplémentaire sans indicateurs de résultats, calendrier d’exécution ni mécanismes clairs de financement. Après la signature, le véritable test sera donc mesurable : combien d’innovations transformées en entreprises, combien d’investissements mobilisés et combien d’emplois créés ? C’est à cette condition que la recherche pourra devenir un véritable levier de diversification économique au Gabon.

le coup de coeur

Derniers Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img