Gabon : l’Environnement se sépare des Eaux et Forêts, Stephen Olouna Mouba prend les commandes du Climat

En plus de nombreux changements, le remaniement du 11 octobre 2026 consacre la création d’un portefeuille autonome de l’Environnement et du Climat, confié à Stephen Olouna Mouba. Ce nouvel entrant récupère des attributions jusqu’ici exercées par Maurice Ntossui Allogho, qui conserve les Eaux et Forêts ainsi que la gestion du conflit homme-faune. Les deux domaines sont désormais placés sous des autorités ministérielles distinctes. Cette réorganisation intervient dans un pays dont les forêts couvrent environ 88 % du territoire, selon le Conseil national climat. Les politiques environnementales constituent également l’un des instruments utilisés par le Gabon pour mobiliser des financements internationaux liés à la conservation et à la réduction des émissions de carbone.

Dans le gouvernement du 1er janvier, Maurice Ntossui Allogho dirigeait un département regroupant les Eaux et Forêts, l’Environnement, le Climat et le conflit homme-faune. La nouvelle composition réduit son périmètre aux questions forestières et aux conflits entre populations et faune sauvage, tandis que Stephen Olouna Mouba devient responsable des politiques environnementales et climatiques. Le changement intervient trois jours après la présentation au Conseil des ministres de la Stratégie nationale de gestion de la chasse et du commerce de la viande de brousse 2026-2030. Ce programme entend organiser une activité largement informelle autour de circuits légaux, de la traçabilité et d’une exploitation compatible avec la conservation de la biodiversité.

La réorganisation intervient également après la clôture de la cofacilitation franco-gabonaise du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo, exercée de juillet 2023 à avril 2026. Selon le bilan présenté le 8 octobre, cette coopération a contribué à l’adoption de l’Appel de Belém, destiné à mobiliser au moins 2,5 milliards de dollars d’ici 2030 pour la protection des forêts du bassin du Congo. Le partenariat a également enregistré l’adhésion de 17 nouveaux membres au cours de cette période. Ces financements concernent l’ensemble du bassin forestier et non exclusivement le Gabon. Leur mobilisation repose sur les engagements conjoints des États de la région et de leurs partenaires internationaux.

Le nouveau ministre prend également ses fonctions alors que le gouvernement prépare une taxation environnementale du gaz torché par les exploitants pétroliers. Présentée par Thierry Minko au Conseil des ministres du 8 octobre, cette mesure doit s’appliquer au gaz naturel brûlé ou rejeté durant les activités d’exploration, de développement, de production et de traitement des hydrocarbures. Elle vise à encourager la récupération et la valorisation du gaz, tout en développant les recettes issues de la fiscalité environnementale. Le dispositif s’ajouterait aux instruments déjà prévus dans la législation fiscale gabonaise en matière de protection de l’environnement et de contribution carbone.

Le nouveau ministère de l’Environnement et du Climat hérite enfin de la mise en œuvre des engagements climatiques nationaux. Le Gabon a déposé sa troisième Contribution déterminée au niveau national auprès de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques en décembre 2025. Cette feuille de route couvre les mesures d’atténuation et d’adaptation ainsi que les projets planifiés jusqu’en 2035. Le financement constitue un autre volet du portefeuille : lors des travaux du 23 septembre sur le PNCD 2026-2030, les autorités ont identifié les prêts concessionnels liés à la finance climatique parmi les mécanismes de mobilisation de capitaux. Stephen Olouna Mouba devra conduire ces dossiers dans un cadre gouvernemental désormais distinct de celui des Eaux et Forêts.

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En plus de nombreux changements, le remaniement du 11 octobre 2026 consacre la création d’un portefeuille autonome de l’Environnement et du Climat, confié à Stephen Olouna Mouba. Ce nouvel entrant récupère des attributions jusqu’ici exercées par Maurice Ntossui Allogho, qui conserve les Eaux et Forêts ainsi que la gestion du conflit homme-faune. Les deux domaines sont désormais placés sous des autorités ministérielles distinctes. Cette réorganisation intervient dans un pays dont les forêts couvrent environ 88 % du territoire, selon le Conseil national climat. Les politiques environnementales constituent également l’un des instruments utilisés par le Gabon pour mobiliser des financements internationaux liés à la conservation et à la réduction des émissions de carbone.

Dans le gouvernement du 1er janvier, Maurice Ntossui Allogho dirigeait un département regroupant les Eaux et Forêts, l’Environnement, le Climat et le conflit homme-faune. La nouvelle composition réduit son périmètre aux questions forestières et aux conflits entre populations et faune sauvage, tandis que Stephen Olouna Mouba devient responsable des politiques environnementales et climatiques. Le changement intervient trois jours après la présentation au Conseil des ministres de la Stratégie nationale de gestion de la chasse et du commerce de la viande de brousse 2026-2030. Ce programme entend organiser une activité largement informelle autour de circuits légaux, de la traçabilité et d’une exploitation compatible avec la conservation de la biodiversité.

La réorganisation intervient également après la clôture de la cofacilitation franco-gabonaise du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo, exercée de juillet 2023 à avril 2026. Selon le bilan présenté le 8 octobre, cette coopération a contribué à l’adoption de l’Appel de Belém, destiné à mobiliser au moins 2,5 milliards de dollars d’ici 2030 pour la protection des forêts du bassin du Congo. Le partenariat a également enregistré l’adhésion de 17 nouveaux membres au cours de cette période. Ces financements concernent l’ensemble du bassin forestier et non exclusivement le Gabon. Leur mobilisation repose sur les engagements conjoints des États de la région et de leurs partenaires internationaux.

Le nouveau ministre prend également ses fonctions alors que le gouvernement prépare une taxation environnementale du gaz torché par les exploitants pétroliers. Présentée par Thierry Minko au Conseil des ministres du 8 octobre, cette mesure doit s’appliquer au gaz naturel brûlé ou rejeté durant les activités d’exploration, de développement, de production et de traitement des hydrocarbures. Elle vise à encourager la récupération et la valorisation du gaz, tout en développant les recettes issues de la fiscalité environnementale. Le dispositif s’ajouterait aux instruments déjà prévus dans la législation fiscale gabonaise en matière de protection de l’environnement et de contribution carbone.

Le nouveau ministère de l’Environnement et du Climat hérite enfin de la mise en œuvre des engagements climatiques nationaux. Le Gabon a déposé sa troisième Contribution déterminée au niveau national auprès de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques en décembre 2025. Cette feuille de route couvre les mesures d’atténuation et d’adaptation ainsi que les projets planifiés jusqu’en 2035. Le financement constitue un autre volet du portefeuille : lors des travaux du 23 septembre sur le PNCD 2026-2030, les autorités ont identifié les prêts concessionnels liés à la finance climatique parmi les mécanismes de mobilisation de capitaux. Stephen Olouna Mouba devra conduire ces dossiers dans un cadre gouvernemental désormais distinct de celui des Eaux et Forêts.

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