Le déploiement de SYDONIA World a généré des gains de recettes de plus de 100% dans des postes douaniers situés à la frontière nord du Gabon en 2024, selon la Banque mondiale. Ce résultat figure dans la Revue des Finances Publiques du Gabon 2026 parmi les avancées liées à la digitalisation de l’administration fiscale et douanière. Le rapport y voit un exemple de progression rapide du recouvrement lorsque les procédures sont davantage automatisées et contrôlées. Cette performance intervient dans un contexte où l’État cherche à renforcer les recettes non pétrolières.
Le système vise notamment à automatiser les procédures, améliorer la traçabilité des opérations et renforcer les contrôles sur les flux commerciaux. Pour la Banque mondiale, les résultats constatés dans le nord du pays montrent que l’amélioration de l’application des règles peut produire des gains fiscaux rapides. La digitalisation réduit également les interventions manuelles dans le traitement des opérations douanières. Elle facilite ainsi la centralisation des données nécessaires au contrôle des importations, des exportations et des paiements associés.
Le rapport recommande désormais d’étendre cette logique à l’ensemble de la chaîne douanière. Parmi les mesures proposées figurent le paiement électronique de toutes les recettes douanières dans le Compte unique du Trésor ainsi que l’intégration dans SYDONIA World des recettes issues des litiges et des contrôles douaniers. La Banque mondiale insiste également sur la nécessité de sécuriser le logiciel et d’assurer le transfert de compétences vers les équipes techniques nationales. Ces mesures doivent permettre de consolider les gains déjà enregistrés.
L’interconnexion avec les autres administrations constitue une autre étape. La Banque mondiale préconise de renforcer l’interopérabilité entre les systèmes des Douanes, de la Direction générale des impôts et le SIGFIP, avec la possibilité de conduire des contrôles conjoints. Le rapprochement des données fiscales et douanières doit permettre d’identifier plus rapidement les incohérences entre déclarations, paiements et flux commerciaux. Il peut aussi limiter les pertes de recettes liées à des informations dispersées entre plusieurs administrations.
Les résultats de 2024 fournissent ainsi un exemple chiffré des gains pouvant être obtenus par la modernisation des procédures plutôt que par une hausse des prélèvements. La Banque mondiale place la digitalisation, l’amélioration du civisme fiscal et le renforcement des contrôles parmi les principaux leviers de mobilisation des recettes publiques. Le rapport préconise parallèlement une meilleure intégration des systèmes afin que les gains observés localement puissent être consolidés à plus grande échelle. Le doublement enregistré dans certains postes du nord constitue ainsi un point de référence pour la poursuite de cette réforme.













