Gabon : un corridor commercial vers Djibouti pourrait ouvrir de nouveaux débouchés au bois gabonais

Le Gabon pourrait disposer d’une nouvelle porte d’entrée commerciale vers l’Afrique de l’Est. À l’occasion de la 7ᵉ Mission économique de la Francophonie, organisée du 6 au 8 octobre 2026 à Djibouti, des opérateurs économiques ont manifesté leur intérêt pour un corridor commercial Libreville-Djibouti. Une perspective qui pourrait diversifier les débouchés du bois gabonais, notamment vers les marchés djiboutien et éthiopien.

Cette initiative a émergé lors d’un dîner d’affaires organisé par le Réseau international des agences francophones de promotion des investissements (RIAFPI), présidé par Ghislain Moandza Mboma, également directeur général de l’ANPI-Gabon (Agence nationale de promotion des investissements). Les échanges ont notamment permis de présenter le potentiel industriel de la Zone d’investissement spéciale (ZIS) de Nkok, plateforme stratégique de transformation du bois au Gabon.

Un corridor commercial aux enjeux industriels

Pour le Gabon, l’intérêt économique réside dans la possibilité d’élargir ses marchés d’exportation et de valoriser davantage les produits transformés localement. L’accès à Djibouti, plateforme logistique desservant notamment l’Éthiopie, pourrait offrir de nouvelles perspectives aux industriels installés à Nkok et contribuer à réduire leur dépendance envers certains marchés traditionnels.

Toutefois, cette opportunité reste exploratoire. Aucun montant d’investissement, volume d’exportation ou calendrier opérationnel n’a été annoncé. Sa concrétisation dépendra des coûts du transport maritime, des infrastructures portuaires, des procédures douanières et de la compétitivité du bois gabonais face aux fournisseurs concurrents.

Un réseau de 23 agences pour attirer les capitaux

Cette mission a également été marquée, le 6 octobre, par l’adhésion officielle de l’ANPI Djibouti au RIAFPI, portant à 23 le nombre d’agences membres. Une extension qui renforce les possibilités de coopération économique entre l’Afrique, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Amérique du Nord.

Ghislain Moandza Mboma (à gauche), directeur général de l’ANPI-Gabon, a défendu le développement de corridors commerciaux intégrés.

Lors d’un panel consacré aux transports et à la logistique, le 7 octobre, Ghislain Moandza Mboma a défendu le développement de corridors commerciaux intégrés. À moyen terme, une meilleure coordination entre agences pourrait faciliter l’identification d’investisseurs, les partenariats industriels et les échanges intra-africains.

Transformer les contacts en flux commerciaux

À court terme, les rencontres B2B ouvrent une phase de prospection. À moyen terme, l’enjeu sera de structurer des accords commerciaux viables. À long terme, un corridor opérationnel pourrait renforcer l’intégration du Gabon aux chaînes de valeur africaines et soutenir les exportations de produits transformés.

Mais l’intérêt manifesté ne garantit pas la réalisation du projet. Pour l’ANPI-Gabon et le RIAFPI, le véritable indicateur de réussite sera désormais la transformation des intentions en contrats, investissements et flux commerciaux mesurables. C’est à cette condition que la diplomatie économique francophone pourra produire des retombées concrètes pour l’industrie gabonaise.

le coup de coeur

Derniers Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img