mercredi, juillet 24, 2024
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    L’Afrique en quête de transparence : début des travaux sur les flux financiers illicites à Libreville 

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    Le 13 mai dernier, Libreville, capitale du Gabon, a été le théâtre du lancement d’un atelier crucial consacré aux flux financiers illicites, soulignant l’engagement de l’Afrique dans la lutte contre ce fléau qui entrave son développement. Cet événement marque une étape déterminante pour les efforts continentaux visant à enrayer la saignée des ressources vitales.

    Les flux financiers illicites, représentant une fuite dissimulée de capitaux obtenus, dépensés et transférés de manière illégale, constituent un sérieux obstacle à l’émergence de l’Afrique. Les dernières estimations de 2022 indiquent que ces flux atteignent des sommets alarmants, avoisinant 90 milliards de dollars par an. Ce montant colossal, s’il était réinvesti, pourrait significativement booster des secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé et les infrastructures.

    Une mobilisation stratégique de l’AFROSA

    Face à ce défi, les pays membres de l’Organisation africaine des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (AFROSA) ont élaboré un plan stratégique ambitieux visant à réduire ces flux négatifs. Selon Alex Moutsiangou, président de la Chambre à la Cour des comptes du Gabon, « il est impératif que nos nations se mobilisent pleinement pour endiguer ces sorties d’argent illicites. »

    Un projet régional ambitieux

    2023 a vu la naissance d’un projet d’audit régional coordonné sur les flux financiers illicites en terre africaine. Cette initiative a pour but principal de scruter, de façon quantitative, la situation économique des différentes nations en matière de flux financiers illicites. Les résultats de ces audits, révélés lors de la journée inaugurale de l’atelier le 13 mai 2024, promettent de fournir une base solide pour des actions concrètes et ciblées.

    Vers un développement

    L’atelier de Libreville n’est pas qu’une simple réunion, mais bien le signal de départ d’un vaste mouvement pour la transparence financière et la justice économique en Afrique. Soutenue par l’AFROSA, cette nouvelle stratégie pourrait bien être le catalyseur du développement tant souhaité, améliorant du même coup les conditions de vie des populations africaines.

    En définitive, la lutte contre les flux financiers illicites est plus qu’un impératif moral ; c’est une nécessité économique pour l’avenir de l’Afrique. Les travaux débutés à Libreville font naître l’espoir que des solutions concrètes et salutaires verront enfin le jour, permettant au continent de réaliser tout son potentiel.

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