Gabon : le gouvernement annonce le règlement de 39 milliards, soit 0,45% d’une dette publique de plus de 8 606 milliards

En décembre 2025, le Gabon a procédé au remboursement de 39 milliards de fcfa, soit environ 0,45% de son encours total de dette publique estimé à plus de 8 606 milliards de fcfa à fin octobre 2025. Cette opération, révélée par le quotidien L’Union, a concerné principalement la China Construction Bank pour la dette bilatérale chinoise et la Banque Africaine de Développement (BAD) pour la dette multilatérale.

Ce paiement s’inscrit dans le cadre normal du service de la dette extérieure et vise, selon les autorités, à préserver la crédibilité financière du pays et à rassurer ses partenaires internationaux. Dans un contexte de surveillance accrue des bailleurs, cette « avance » apparaît comme un signal politique et financier destiné à démontrer la volonté de l’État gabonais de respecter ses engagements internationaux.

Cependant, le montant reste symbolique au regard de l’ampleur de la dette. À fin octobre 2025, l’encours de la dette extérieure s’élève à 4 214,754 milliards de FCFA, répartis entre 769,633 milliards de dettes bilatérales, 400,826 milliards de dettes commerciales, 1 646,677 milliards de dettes multilatérales et 1 397,619 milliards de dettes envers le marché financier international. Les 39 milliards remboursés ne constituent donc qu’une goutte d’eau dans un océan d’obligations financières.

Cette opération relance néanmoins le débat sur les priorités budgétaires nationales, alors que les besoins sociaux demeurent pressants, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’emploi. Pour de nombreux observateurs, le poids croissant du service de la dette continue de restreindre les marges de manœuvre de l’État, dans un contexte de ressources publiques sous tension.

Le gouvernement assure que ces remboursements s’effectuent dans le cadre d’un calendrier concerté, compatible avec la trajectoire budgétaire nationale. Mais citoyens et analystes appellent à plus de transparence sur la structure réelle de la dette, ses coûts effectifs et les marges de renégociation possibles, notamment à la lumière des mécanismes internationaux d’allègement de la dette pour les pays à revenu intermédiaire, afin que la soutenabilité financière ne se fasse pas au détriment du développement social.

le coup de coeur

Derniers Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img