Le Gabon a réduit de près de 30 milliards de fcfa l’encours de ses engagements envers le Fonds monétaire international en cinq mois. Selon les données financières publiées par le FMI, l’encours des crédits accordés au pays s’établissait à 357,06 millions de droits de tirage spéciaux (DTS) au 31 mars 2026. Il est depuis descendu à 319,05 millions de DTS fin août, soit une diminution de 38,01 millions de DTS ou 10,6 %, équivalant à environ 29 milliards de fcfa aux taux de conversion récents. La fiche pays du FMI confirme encore comme référence les 357,06 millions de DTS de fin mars.
Cette baisse ne correspond pas à une annulation de dette. Elle résulte principalement de la poursuite des remboursements des financements obtenus par le Gabon dans le cadre de son précédent programme avec le FMI. Le calendrier officiel du Fonds prévoyait notamment plusieurs remboursements de principal au titre de la Facilité élargie de crédit en juin, suivis de 6,75 millions de DTS le 30 juillet et 5,95 millions le 3 août.
Les remboursements effectués depuis le printemps expliquent ainsi une bonne partie du recul observé. Pour le seul mois de juin, quatre échéances de principal totalisant 25,3 millions de DTS étaient programmées. En ajoutant celles de juillet et du début août, le Gabon devait rembourser près de 38 millions de DTS de principal sur cette séquence, soit un montant très proche de la diminution effectivement constatée de son encours.
Cette évolution doit toutefois être distinguée de celle de la dette publique totale du pays. Les quelque 247 milliards de fcfa encore dus au FMI ne représentent qu’une composante des engagements financiers de l’État. Le Gabon est parallèlement endetté auprès de créanciers multilatéraux et bilatéraux, sur les marchés internationaux ainsi que sur le marché régional des titres publics de la CEMAC. Une diminution des créances du FMI ne signifie donc pas automatiquement une baisse de l’endettement global qui devrait dépasser les 12000 milliards de fcfa fin 2027 au rythme actuel.













