SAEG : une ambition agricole toujours en jachère 

Créée en mai 2024 pour succéder à la SOTRADER, la Société d’agriculture et d’élevage du Gabon (SAEG) devait incarner le renouveau de la politique agricole nationale. Avec pour mission de réduire la dépendance alimentaire du pays estimée à plus de 60% des produits de base importés, la SAEG avait pour objectif de relancer la production locale de riz, de poulet, de banane et de taro d’ici juin 2025. Mais à quelques mois de cette échéance, le constat est mitigé.

Dès sa création, la SAEG s’est dotée d’une équipe dirigeante composée de techniciens gabonais : Aubert Ndjila à la direction générale, Calixte Mbeng pour l’agriculture et Jean Heyman Missanda pour l’élevage. Le ministre de l’Agriculture, Jonathan Ignoumba, leur avait assigné une obligation de résultats, avec des premières productions locales attendues à court terme. 

Cependant, en décembre 2024, la SAEG n’avait encore lancé aucune activité concrète sur le terrain, en attente d’instructions claires de l’État. Un second conseil d’administration en janvier 2025 a défini des orientations, notamment un projet de pisciculture à Gamba et des journées agricoles à Mitzic en février 2025.

En septembre 2024, la SAEG a signé un partenariat stratégique avec la Société de garantie du Gabon (SGG), en lien avec le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS), pour faciliter l’accès au financement des acteurs du secteur. Ce partenariat vise à dynamiser les PME agricoles en leur ouvrant des lignes de crédit garanties. Malgré ces efforts, aucune production significative n’a encore été enregistrée, ni de communication claire sur des résultats tangibles.

À l’heure où le Gabon ambitionne de restaurer sa souveraineté alimentaire, il devient crucial d’exiger des résultats concrets de la SAEG. Car une agriculture nationale forte ne se décrète pas, elle se construit, projet après projet, champ après champ.

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1 COMMENTAIRE

  1. Bonsoir ! Il faut que l’état qui crée des structures soit également regardant, je suis une agricultrice qui a besoin des formations et du matériel pour que le Gabon soit DÉPENDANT sur le plan Agricole, le constat est juste amère parce que rien n’est fait. Et lorsqu’on qu’il y a un semblant de faire se sont ceux qui sont dans des bureaux et qui n’ont rien à voir avec l’agriculture qui sont des bénéficiaires. Il faut que l’état amène les jeunes à aimer ce secteur qui est encore vierge.

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