Gabon : à Makokou, Oligui Nguema accélère le rattrapage infrastructurel de l’Ogooué-Ivindo

L’Ogooué-Ivindo est devenue, le temps de la troisième Fête de la Libération, une vitrine de la politique d’investissement territorial du président de la république Brice Clotaire Oligui Nguema. Dans son discours du 30 août 2026 à Makokou, le président a énuméré une série d’équipements réalisés ou engagés à Makokou, Ovan, Mékambo, Booué et La Lopé : bâtiments administratifs, mairies, marché, logements, infrastructures scolaires, équipements hydrauliques, voiries ou encore implantation de la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG). Avant les festivités, 17 projets structurants avaient été annoncés dans la province.

À Makokou, la stratégie est d’abord administrative et urbaine. Le nouveau bâtiment administratif inauguré compte 33 bureaux, trois salles de réunion et une grande salle des fêtes, selon la Présidence de la République.  À cela s’ajoutent le marché des femmes, des logements destinés aux cadres et ressortissants de la province, l’hôtel Ivindo Palace, la réhabilitation du lycée Alexandre Sambat et plusieurs aménagements de voirie. Autrement dit, l’investissement ne porte pas sur une infrastructure unique mais sur plusieurs fonctions nécessaires à une capitale provinciale.

Le mouvement s’étend aux villes secondaires. Oligui Nguema cite « le Commissariat de Bouée, la Mairie d’Ovan, la Mairie, la salle polyvalente et le marché de Mekambo ». Le choix est significatif : au lieu de concentrer les équipements à Makokou, l’État tente de diffuser l’investissement dans plusieurs chefs-lieux. La Présidence avait d’ailleurs placé le « développement territorial » parmi les objectifs des préparatifs de cette troisième Fête de la Libération.

L’éducation et les services essentiels complètent ce programme. Le président évoque « la construction du lycée et l’internat de redressement de Maïga », le démarrage du lycée de La Lopé et la reprise annoncée des travaux de l’École des Métiers du Bois de Booué. À Makokou, le château d’eau doit être réhabilité tandis qu’une nouvelle station doit porter les capacités de production d’eau potable à 100 m³ par heure. Le développement territorial recherché ne repose donc pas seulement sur les bâtiments administratifs mais également sur le capital humain et les services publics.

Le test commencera cependant après les inaugurations. Avant même les cérémonies, Oligui Nguema avait demandé que les infrastructures réalisées soient entretenues afin que leur impact s’inscrive dans la durée.  C’est désormais l’enjeu de l’Ogooué-Ivindo : transformer une concentration exceptionnelle de projets publics en amélioration durable des services, de l’activité et des conditions de vie. Construire constitue la première étape ; financer l’entretien et maintenir les équipements en état sera la seconde.

le coup de coeur

Derniers Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img