Gabon : à Yeno dans la Ngounié, l’armée appelée en renfort pour sécuriser un projet aurifère contesté

Le gouvernement gabonais aurait mobilisé des forces de défense dans la localité de Yeno, située dans la province de la Ngounié, pour sécuriser un site aurifère exploité par la société minière 2MG. C’est ce que nous apprennent nos confrères d’Eco Matin. Cette décision interviendrait dans un climat de crispation entre la population locale et l’entreprise, sur fond de mécontentement autour des impacts sociaux et environnementaux du projet.

Depuis plusieurs semaines, des frictions sont signalées entre les communautés riveraines et les représentants de 2MG. Bien que les autorités n’aient pas encore publié de communiqué détaillé, plusieurs sources locales évoquent des blocages d’accès au site et des tensions persistantes liées à un manque de concertation en amont du projet.

Face à la montée de l’hostilité, l’État aurait opté pour une réponse sécuritaire. Le déploiement de militaires vise, selon une source proche du dossier, à « prévenir tout trouble à l’ordre public et protéger les investissements stratégiques ». Cette démarche, qui n’est pas inédite dans le contexte gabonais, reflète la volonté de l’exécutif de rassurer les partenaires miniers tout en tentant de maintenir la paix sociale.

Mais cette militarisation d’un conflit local soulève des interrogations. Des organisations de la société civile, généralement actives dans les zones d’exploitation minière, rappellent régulièrement la nécessité de respecter les droits des communautés locales, notamment en matière d’accès à l’information, de participation aux décisions et de compensation en cas de dommages.

Le cas de Yeno remet une fois de plus en lumière, les tensions structurelles qui accompagnent l’expansion minière au Gabon. Entre impératifs économiques et légitimes attentes sociales, l’équilibre reste fragile. Ce conflit autour du site aurifère de Yeno révèle par ailleurs les fragilités persistantes du modèle de gouvernance des ressources extractives au Gabon, à l’heure où le pays cherche à diversifier son économie au-delà du pétrole.

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6 Commentaires

  1. L’exploitation des ressources naturelles notamment minières est encadrée par le service de l’environnement pour, dans un premier temps accompagner l’entreprise lors de l’étude d’impact environnemental et social. Cette étude constitue un préalable et celle-ci doit impliquer les communautés locales. Un cahier de charge peut être élaboré lors des consultations publiques. L’entreprise qui cherche à s’installer ne doit pas se limiter à cette étude menée par le département de l’environnement mais plus, elle doit engager, un spécialiste de la question pour faire le suivi de ce cahier de charge et de d’échanger avec les populations locales sur les avancées du projet. Mais plusieurs entreprises préfèrent négliger ce côté social et jusqu’à ce que les populations comprennent qu’elles ont été flouées dans la farine, et font de ce fait, ce qu’elles savent faire depuis longtemps pour se faire entendre.
    La force armée doit pouvoir être le dernier recours qu’une entreprise ou même l’État doit utiliser. Mais par contre doit inciter, les entreprises à prendre en compte le volet social, soit par le biais de la Responsabilité sociale des entreprises soit par la gestion des relations communautaires.

  2. Nous croyons que nos journalistes doivent d’abord vérifier certaines informations avant la publication d’un article. Cet article montre que nous sommes encore dans l’instrumentalisation des hommes de médias par ceux là qui ont les moyens financiers qui sont les véritables auteurs du désordre qui existe dans notre pays. Pour la gouverne de celui qui a produit cet article qu’il sache qu’à YENO,il n’y a pas de société déjà installée pour qu’il parle d’un site de travail. En aucun cas les populations de ce village n’ont pris en otage quoi que soit, la société a l’intention de venir s’installer avoir une intention et être déjà installé c’est deux choses très différentes bref.
    Juste vous dire que l’amplification des informations erronées est un défaut professionnel, d’où un politicien gabonais parlais de journaleux

  3. Il faut pas avoir le plaisir d’écrire pour écrire surtout quand il s’agit des sujets qui impacte la vie sociale.

    Pour information, le gouvernement n’a pas envoyé une équipe de militaires à Yéno pour encadrer quoi que ce soit. Le gouvernement via le ministère de mine a dépêché une mission qui se trouve actuellement à Mouila pour discuter avec les autorités locales et les populations disons pour recueillir les raisons de leur manifestation.

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