Gabon : l’État recrute encore, les effectifs publics grimpent de 4,3% en un an

Malgré un contexte budgétaire sous tension, marqué par un projet de loi de finances rectificative revoyant à la baisse plusieurs postes de dépenses, les effectifs de la fonction publique gabonaise ont progressé de 4,3% en glissement annuel au premier trimestre 2026. La DGEPF explique cette hausse par « la poursuite des recrutements et des régularisations des situations administratives des agents de l’État », qui se sont traduites par plus de 2000 actes administratifs sur la période.

Cette progression n’est pas uniforme entre les administrations. L’Administration des Transports affiche la plus forte hausse, avec 10,3% de croissance des effectifs sur un an, suivie par les Pouvoirs Publics à 9,1% et l’Administration Sociale à 3%. À l’inverse, certains départements ont vu leurs effectifs reculer, notamment la catégorie « Autres Administrations », en repli de 19% sur un an, du fait des départs à la retraite et des décès qui n’ont pas toujours été compensés par de nouveaux recrutements.

Pour les Gabonais candidats à un emploi dans la fonction publique, ce trimestre confirme que les recrutements se poursuivent activement dans certains secteurs prioritaires identifiés par le gouvernement, notamment les transports et l’action sociale. La note précise d’ailleurs qu’un accent particulier a été mis sur le traitement des dossiers des agents de l’Éducation Nationale et des enseignants-chercheurs, secteur qui touche directement les familles à travers la qualité du service public éducatif.

Cette dynamique de recrutement se reflète directement dans la masse salariale du secteur public, qui progresse de 5,4% sur un an, portée par la hausse de la solde permanente de 5,7%. Concrètement, cela signifie une injection supplémentaire de revenus dans l’économie gabonaise via les salaires des fonctionnaires, un facteur qui peut soutenir la consommation des ménages dans un contexte où d’autres secteurs de l’économie nationale traversent des difficultés.

Un bémol toutefois mérite d’être signalé pour les travailleurs les plus précaires du secteur public : les effectifs de la main d’œuvre non permanente, ces agents employés sur des contrats moins protecteurs que ceux de la fonction publique titulaire, ont reculé de 2,5% sur le seul trimestre, sous l’effet des départs à la retraite, des changements de statut et des décès enregistrés sur la période, un mouvement qui contraste avec la dynamique positive observée du côté des fonctionnaires titulaires.

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