Gabon : l’assurance maladie et habitation s’effondre de moitié en trois mois, qui protège encore les familles?

Le chiffre d’affaires de la branche Non Vie du secteur des assurances, celle qui couvre notamment la maladie, les dommages aux biens et le transport, s’est effondré de 54,9% au premier trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent. C’est l’un des reculs trimestriels les plus violents de toute la Note de Conjoncture, dans un secteur qui protège directement les ménages et les entreprises contre les imprévus de la vie quotidienne.

La DGEPF explique ce choc par « le non-renouvellement de certaines garanties des principaux produits de la branche, Total Transports, Maladie et Dommages aux biens ». Il faut toutefois nuancer ce chiffre spectaculaire : en glissement annuel, c’est-à-dire comparé au même trimestre de l’année précédente, la branche Non Vie affiche en réalité une progression de 9,4%. Le recul de 54,9% traduit donc avant tout un trimestre exceptionnellement faible après un quatrième trimestre 2025 particulièrement dynamique, plutôt qu’un effondrement structurel du marché sur la durée.

Cette précision ne doit cependant pas minimiser l’impact concret pour les assurés. Les contrats évoqués par la DGEPF, Maladie et Dommages aux biens notamment, ne sont pas anecdotiques : ils couvrent des risques essentiels pour les familles et les entreprises gabonaises, qu’il s’agisse de la prise en charge de frais de santé ou de la protection d’un logement ou d’un local professionnel. Un non-renouvellement, même temporaire, laisse les assurés concernés sans couverture pendant la période concernée.

La chute simultanée des commissions versées aux courtiers d’assurance, -59% sur le trimestre, accompagne ce mouvement et révèle une recomposition plus large du marché : les compagnies d’assurance développent de plus en plus leurs propres réseaux de vente directe plutôt que de passer par des courtiers, une évolution qui change la manière dont les Gabonais accèdent à ces produits de protection.

Pour les ménages et les entreprises assurées, la leçon de ce trimestre est double : un marché de l’assurance en pleine recomposition commerciale, où la vente directe gagne du terrain, et une vigilance nécessaire sur le renouvellement effectif de ses propres contrats, dans un contexte où les données de la DGEPF montrent que ces interruptions de couverture ne sont pas des cas isolés.

le coup de coeur

Derniers Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img