Le nouveau cadre de rémunération des dirigeants d’entreprises et d’établissements publics ne s’arrête pas au salaire de base de 4 millions de fcfa par mois annoncé pour les directeurs généraux des structures les plus importantes. Le décret n°0390/PR/MEFDPLVC du 14 septembre 2026 autorise également des primes, indemnités et avantages complémentaires qui peuvent porter la rémunération théorique d’un directeur général de catégorie A à 5,8 millions de fcfa par mois, hors véhicule de fonction.
Le calcul découle directement des plafonds fixés par le texte. Au salaire de base maximal de 4 millions de fcfa peuvent s’ajouter des primes et indemnités représentant jusqu’à 40 % du salaire de base, soit 1,6 million de fcfa, ainsi que des avantages divers plafonnés à 5 % du même salaire, soit 200 000 fcfa. Sur douze mois, l’ensemble représente donc jusqu’à 69,6 millions de fcfa.
À cette enveloppe peut encore s’ajouter un véhicule de fonction dont la valeur maximale est fixée à 35 millions de fcfa pour les entreprises de catégorie A. En additionnant cette valeur à une année complète de rémunération au plafond, le package atteint théoriquement 104,6 millions de fcfa la première année. Cette addition doit cependant être distinguée d’un revenu annuel récurrent : le véhicule constitue un avantage en nature plafonné en valeur, et non un versement supplémentaire renouvelé chaque année.
Le barème est moins élevé pour les autres catégories. Le salaire de base d’un directeur général est plafonné à 3 millions de fcfa dans une structure de catégorie B et à 2 millions de fcfa en catégorie C. Les directeurs généraux adjoints sont respectivement plafonnés à 3 millions, 2,5 millions et 1,5 million de fcfa selon les trois catégories, tandis que les directeurs ordinaires vont de 1 à 2 millions de fcfa.
Le décret encadre ainsi non seulement les salaires, mais l’ensemble du coût associé aux dirigeants : rémunération fixe, primes, indemnités et avantages en nature. Toute somme versée au-delà de ces plafonds devra être restituée, et les structures publiques disposent de six mois à compter de l’entrée en vigueur du texte pour mettre les situations existantes en conformité.













