Discours à la Nation : attendu sur le pouvoir d’achat, Ali Bongo botte en touche

LE COFFRET

Très attendu par les Gabonaises et les Gabonais ce mardi en prélude aux festivités du 17 août, marquant l’an 62 de l’accession de notre pays à son indépendance, le discours à la nation du président de la République Ali Bongo Ondimba, n’a pas fait que des émules. Et pour cause, attendu sur la cruciale question de la chute du pouvoir d’achat des ménages, le numéro UN gabonais a habilement botté en touche, préférant promettre à ses compatriotes, des bus scolaires gratuits pour les enfants, la réhabilitation de quelques structures sanitaires, ou encore la poursuite des travaux  d’extension, de réhabilitation et de raccordement au réseau d’électricité.

6,6% dans les pays avancés et 9,5% dans les pays émergents et les pays en développement. Plus forte que prévue, l’inflation fait des ravages sous l’impulsion du conflit Russo-Ukrainien. Au Gabon, pays fortement dépendant des importations, celle-ci prend des élans de lente agonie pour le pouvoir d’achat des ménages.

D’ailleurs, dans sa dernière revue couvrant la période janvier-mars 2022, la direction générale de l’économie et de la politique fiscale (Dgepf) est longuement revenue sur la flambée des prix constatée sur le marché local. Une flambée due en partie aux spéculations de certains opérateurs peu scrupuleux.

Dans ce contexte, le discours à la nation du président de la République Ali Bongo Ondimba était très attendu, scruté même, en ce sens qu’il devait fixer le cap pour les prochains mois. Prononcé ce mardi 16 août, celui-ci n’a cependant pas eu la teneur escomptée. Pis, en se contentant de rappeler que son gouvernement « n’a pas ménagé d’efforts face à l’inflation (…) avec une série de mesures prises afin de  freiner la hausse des prix et réduire le coût de la  vie », le chef de l’État s’est révélé loin du compte, étant donné que ces mesures datent d’il y a plus d’un an. 

S’il a insisté sur le fait que « l’Etat a injecté plus de 83  milliards de fcfa de subventions notamment sur les prix des produits pétroliers (…) ce qui a permis de maintenir le prix du litre de  gasoil à 585 francs et celui du litre d’essence à 605 francs », Ali Bongo pour qui « le transport gratuit (…) représente une  économie non-négligeable et donc un gain de  pouvoir d’achat important pour les ménages » s’est en revanche montré plus évasif concernant la situation actuelle.

Une situation qui voit Gabonaises et Gabonais, souffrir d’une hausse des prix des denrées de premières nécessité, à l’image de l’huile raffinée dont le prix ne cesse de fluctuer ces derniers mois, oscillant entre 1500 et 1800 fcfa pour la bouteille d’un litre ou à plus de 7000 pour le bidon de 5 litres, pour ne citer que ce produit. Une huile raffinée pourtant, on le rappelle, produite à quelques kilomètres de la capitale gabonaise.  

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