Gabon : près de 1200 milliards de fcfa levés en 2021 sur le marché sous-régional, mais des projets au ralenti

LE COFFRET

Dans sa revue de la stabilité financière en Afrique centrale édition 2021, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a levé le voile sur le montant des émissions de bons du Trésor assimilables (BTA) et autres obligations du Trésor assimilables (OTA) des différents pays de la région. Selon le Comité de stabilité financière en Afrique centrale, ce sont près de 1200 milliards de fcfa qui ont atterri dans les caisses de la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (DGCPT). 

Un montant colossal, dont on peine cependant à en percevoir les retombées, surtout après que le président de la République, Ali Bongo Ondimba a tancé Rose Christiane ossouka Raponda de « d’accélérer la dynamique de la transformation de l’économie et de fournir beaucoup plus d’efforts dans le cadre des projets initiés sous son impulsion », le 1er août dernier au palais de la Présidence de la République. 

En tête du peloton des emprunteurs de la région auprès des investisseurs, le Gabon, à travers ses responsables, a fait jouer son réseau en 2021. Comme en témoigne la revue de la stabilité financière en Afrique centrale édition 2021 de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), le « petit » État pétrolier situé au centre de l’Afrique a bénéficié entre décembre 2020 et décembre 2021, d’une enveloppe conséquente puisqu’il a réussi à mobiliser pas moins de 1161,8 milliards de fcfa. « »

En effet, largement devant le Congo et ses 890,5 milliards de fcfa collectés en 2021, le Cameroun et ses 867,5 milliards de FCFA ou encore le Tchad et ses 765,2 milliards de fcfa collectés au terme du précédent exercice, le Gabon s’est une nouvelle fois illustré par sa boulimie financière. Une boulimie toutefois, loin de se traduire par des résultats probants, puisque comme l’a elle-même admise la cheffe du gouvernement,Rose Christiane Ossouka Raponda, à l’issue de sa rencontre avec le président de la République Ali Bongo Ondimba le 1er août dernier à la Présidence de la République, « les projets [initiés dans le cadre de ce plan] n’avancent pas très vite ».

Entraînant, a contrario, le Gabon dans les abysses du surendettement malgré les nombreux risques budgétaires qui ont été identifiés, cette dynamique négative qui devrait se poursuivre en 2022 avec un cap d’ores et déjà fixé à 786 milliards de fcfa sur ce même marché, pourrait et devrait à terme, renforcer le risque d’insolvabilité du pays. Une situation qui, malgré la hausse actuelle des cours du brut sur les marchés mondiaux, pourrait compromettre la réalisation de projets prioritaires.

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