Gabon : 500 millions pour la construction d’un Centre d’accueil des femmes victimes de violence en 2021 qui n’a jamais vu le jour

LE COFFRET

Organisée en 2021 autour de cinq pôles de politique publique à savoir, le pôle affaires économiques, le pôle développement des infrastructures, le pôle développement humain et prospérité partagée, le pôle diversification et le pôle services généraux, la politique d’investissements du gouvernement a visiblement eu du mal à porter ses fruits. Et pour cause, entre manque de transparence dans la gestion et absence ou insuffisance de contrôles, certaines dépenses posent question à l’image des 500 millions de FCFA engagés pour la construction d’un Centre d’accueil des femmes victimes de violences.

Annoncé en grande pompe par l’ex ministre des Affaires sociales et des Droits de la femme, Prisca Koho Nlend, la mise en place d’un centre d’accueil pour la prise en charge des femmes victimes de violence pose un certain nombre de questions un peu moins d’un an plus tard. Censé accueillir des femmes de cette catégorie à  partir de la fin de l’année écoulée où au début de celle en cours, ce centre dont le financement a été acté à hauteur de 500 millions de FCFA, reste jusque-là invisible du grand public. 

En effet, contenu dans le document de cadrage de la politique publique du gouvernement en matière d’investissement dans son pôle « développement humain et prospérité partagée », ce projet ambitieux et au coût non négligeable, semble s’inscrire dans la longue lignée des éléphants blancs dont l’exécutif est désormais coutumier. Un fait qui interpelle dans un contexte où le manque de transparence dans la gestion, la viabilité de la dette, ou encore l’absence ou l’insuffisance de contrôles, font peser de nombreux risques budgétaires sur l’économie gabonaise. 

Censé promouvoir l’égalité dans un pays les inégalités sont de plus en plus accrues, ce projet qui, accompagné de celui relatif à la réhabilitation de 703 écoles primaires pour un montant d’un peu plus de 2 milliards de FCFA, et de celui relatif à l’égalité sanitaire dans son volet grossesse précoce pour un montant 200.000.000 FCFA, devait ouvrir la voie du développement humain et de la prospérité partagée, est donc jeté à l’abandon. Un nouvel échec à mettre à l’actif d’un gouvernement qui peine de plus en plus à convaincre.

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