Gabon / Hôpitaux publics : la Cnamgs à nouveau acceptée, mais…

LE COFFRET

Cette reprise doit être l’occasion pour les pouvoirs publics de travailler à ce qu’il n’y ait plus d’autres ruptures à l’avenir. Il faut, pour ce faire, plus de clarté dans la gestion  de l’argent ponctionné auprès des agents publics (Fonds 2), lequel peine toujours à arriver dans les caisses de la Cnamgs, et donc, des hôpitaux. 

Après une grève qui a duré 45 jours, les blouses blanches ont décidé de reprendre la prescription des feuilles de soins Cnamgs au sein des hôpitaux publics pour ce lundi 20 juin. Ils l’ont fait savoir  au sortir d’une assemblée générale tenue samedi dernier entre le Syndicat des médecins fonctionnaires du Gabon (Symefoga), le Syndicat du personnel de santé (Synas), et le syndicat national du personnel de santé pour le Gabon (Synaps-p-ga). Réunion elle-même consécutive à une séance de travail qu’ils ont eue vendredi écoulé avec le ministre de la Santé, Guy-Patrick Obiang Ndong, rapporte l’Agence gabonaise de presse (AGP).

C’est que dans le même temps, la Cnamgs a débloqué 5 milliards de francs pour soulager les hôpitaux publics à qui elle doit d’importantes sommes d’argent. Les fonds ainsi disponibilisés vont être repartis dans les structures sanitaires du pays, dont 750 millions de fcfa pour le Centre hospitalier universitaire de Libreville (Chul). En plus de cette avancée, le ministre de tutelle s’est engagé à remettre sur les rails d’ici 6 mois la maison Santé, et la Cnamgs avec. 

Ce dénouement ravit. Mais il représente surtout l’occasion d’appeler les pouvoirs publics à éviter, désormais, de telles grèves à l’avenir. La Cnamgs, doit-on le rappeler, est un des leviers sociaux les plus importants du pays, tant il permet aux personnes les plus démunis d’avoir accès aux soins de santé. 

Mieux, les raisons profondes de sa déroute sont quasiment les mêmes à chaque grève du personnel médical. Il s’agit prioritairement de l’incapacité (refus?) des pouvoirs publics à reverser à la Caisse les prélèvements opérés chaque mois dans les salaires des agents publics.  

​​« On peut faire  toutes les conférences que l’on veut sur la  question de la Cnamgs, le problème reste l’argent que l’État coupe dans les salaires des fonctionnaires, et qui arrive avec difficulté dans les structures sanitaires. (…) La Cnamgs dit que les caisses sont vides parce que l’État ne rétrocède pas ce qu’on coupe aux fonctionnaires à la fin du mois », avait rappelé un syndicaliste à la tutelle, au moment de l’entrée en grève.

Vivement que ce goulot d’étranglement soit définitivement délié, en plus de la malgouvernance, pour ne plus avoir de suspension de Cnamgs à l’avenir.

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