Gabon : lancement de la Société de Garantie du Gabon, avec une enveloppe de 12 milliards de fcfa

LE COFFRET

Annoncé depuis plusieurs mois, la Société de Garantie du Gabon (SGG), société dédiée à la garantie bancaire, vient d’être lancée par le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS). Portée par Okoumé Capital, filiale du FGIS, la SGG dotée d’une enveloppe initiale de 12 milliards de fcfa, entend « s’ériger comme un acteur de poids dans le développement de l’économie gabonaise » avec pour « objectif principal de proposer aux institutions financières locales un dispositif de partage de risque ». 

Malgré un climat des affaires peu reluisant, le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS) a décidé de lancer officiellement sa Société de Garantie du Gabon (SGG). Adossée à sa filiale Okoumé Capital, dotée d’un capital initial de 12 milliards de fcfa, cette nouvelle entité dédiée à la garantie bancaire entend « s’ériger comme un acteur de poids dans le développement de l’économie gabonaise », comme on peut le lire dans un communiqué de presse. 

En effet, disposant d’un agrément obtenu selon l’arrêté n°066.22/MER et délivré le 2 novembre 2022 par le Comité National Économique et Financier, la SGG entend également répondre à la problématique de l’accroissement des « capacités des établissements de crédits à accorder des prêts à une clientèle spécifique ». Se rêvant en moteur de croissance, elle devrait ainsi utiliser son enveloppe initiale de 12 milliards de fcfa pour « proposer aux institutions financières locales un dispositif de partage de risque, à travers des solutions de garanties partielles de prêt aux PME ». 

Se présentant comme le « premier établissement financier d’émission de garantie dans la sous-région à disposer d’un agrément de la Commission bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) », la SGG qui bénéficie de l’appui technique de l’African Guarantee Funds (AGF), offrira donc aux jeunes créateurs de valeurs de bénéficier d’un soutien de poids à travers un dispositif qui lui « permettra, à terme, de poser les bases d’une plus grande incitation à l’entrepreneuriat, essentielle à la construction d’un tissu économique local au profit des populations gabonaises », comme évoqué par Nicole Janine Roboty, ministre de l’économie. 

Reste désormais à savoir si en terme de gouvernance et d’efficacité, cette société dirigée par Alban Etho, qui souhaite « construire une économie forte, où le climat des affaires favorise l’éclosion de nos entreprises locales », aura la lucidité de créer sur le long terme, un levier de croissance capable de tirer vers le haut une frange de la population trop souvent écartée du tissu économique. A noter que dans son mode de fonctionnement, elle devrait couvrir à hauteur de 50%, les risques inhérents aux crédits qui seront consentis aux PME.

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