mardi, mai 21, 2024
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    Microfinance : clientèle, effectifs et capitaux propres en hausse, le secteur affiche sa bonne santé

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    Financière africaine de micro-projets (Finam), Compagnie financière africaine (Cofina), Atlantic Microfinance for Africa (Amifa), la densité actuelle du secteur de la microfinance témoigne de l’évolution de ce secteur encore appelé à grandir. Avec des chiffres éloquents à l’image des 11,1 milliards de fcfa de fonds propres au terme de l’exercice 2021 (en hausse de 2 milliards de fcfa par rapport à 2019), l’activité de ce secteur ne cesse de se renforcer, tout comme sa clientèle et ses effectifs. 

    En marge d’un secteur bancaire classique qui a vu ses dépôts s’accroître de plus de 8% en 2021 à 2353,9 milliards de fcfa contre 2105,6 milliards de fcfa en 2019, se développe le secteur de la microfinance. A l’ombre du géant, ce secteur affiche pourtant lui aussi une belle résilience et une évolution constante. Comme le révèlent les données de la direction générale de l’économie, à fin décembre 2021, l’activité de ce secteur a été caractérisée par une augmentation simultanée des ressources et des emplois. Une analyse portant essentiellement sur l’activité de treize (13) établissements dont huit (8) sociétés anonymes. 

    En effet, que ce soit les dépôts établis à 76,6 milliards de fcfa à fin 2021 contre à peine 61,77 milliards de fcfa à fin 2019, les crédits établis à 74,9 milliards de fcfa à fin 2021 contre 57,9 milliards de fcfa à fin 2019, ou encore les fonds propres passés de 9,1 milliards de fcfa en 2019 à 11,1 milliards de fcfa en 2021 (en légère baisse néanmoins par rapport à 2020 où ils s’établissaient à 11,6 milliards de fcfa), les indicateurs semblent au vert pour le secteur de la microfinance. De bonne augure pour la suite, quand on sait que le Gabon tente d’amorcer son processus de diversification économique. 

    Avec pas moins de 286 560 usagers enregistrés à fin 2021 et des effectifs de 777 agents, ce secteur semble de plus en plus attirer les gabonais qui y voient une alternative à un secteur bancaire classique de plus en plus contraignant. En hausse de 3 et 6% au terme du second trimestre 2022, les usagers et les effectifs de ce secteur continuent d’ailleurs d’augmenter au même titre que les fonds propres du secteur qui ont progressé de 15% et 51% en glissement annuel après le reflux de 7% observé au cours du trimestre précédent suite au dépassement par plusieurs EMF, du capital social exigé par la réglementation fixée à 300 millions de fcfa. 

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