Dette publique : 137,9 milliards épongés et 141,4 milliards de nouveaux emprunts, le gouvernement avance à reculons

LE COFFRET

Si au terme des trois premiers mois de l’année 2022, la situation de la dette publique s’est caractérisée par une hausse des règlements qui ont ainsi pu atteindre un peu plus de 137,9 milliards de fcfa, force est de constater que dans le même temps le montant des tirages sur financements a été plus importants. Comme le révèle le ministère de l’Economie et de la Relance, ce sont pas moins de 141,3 milliards de fcfa qui ont été reçus par l’État gabonais de janvier à mars 2022, annihilant ainsi le règlement effectué sur la même période. 

Maîtrise du risque sanitaire lié à la Covid-19, relance de notre économie, bonne gouvernance de l’action publique, préservation de notre modèle social de redistribution pour améliorer la qualité de vie des Gabonaises et des Gabonais, et consolider notre vivre ensemble. Tels étaient les maîtres mots de la Cheffe du gouvernement Rose Christiane Ossouka Raponda, lors de sa « Déclaration de politique générale » le 4 septembre 2020. En révélant les 4 axes prioritaires de son gouvernement, celle qui était présentée comme une « économiste chevronnée », promettait de remettre le pays sur de bons rails. 

Lourdement endetté, le Gabon à travers son gouvernement, se devait de réagir de manière forte a travers des décisions dans l’intérêt de tous les Gabonais. Hélas, il n’en a rien été si l’on se fie à la situation économique et notamment celle liée à la gestion du stock de la dette publique. En hausse de près de 7% au premier trimestre, l’encours de la dette publique gabonaise a continué d’avancer à reculons. Ainsi, entre janvier et mars 2022, ce sont 137,9 milliards de fcfa qui ont été épongés et 141,3 milliards FCFA qui ont de nouveau été empruntés. 

Bien qu’en hausse de près de 125% en glissement annuel, ces règlements liés à la dette publique n’ont donc pas suffi à mettre le pays sur la voie du désendettement puisque bien qu’en baisse de 14,3%, les tirages sur financements étaient sur la même période, bien plus importants. Soulignant de fait, le manque de volonté du gouvernement de respecter son cahier de charges tout en préservant son train de vie dispendieux, cette seule contradiction vient renforcer l’idée d’une économie gabonaise dans la tourmente. Toute chose qui se ressent d’ores et déjà à travers le niveau incroyablement élevé d’inflation. 

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