Gabon : « l’économiste Ossouka » à mille lieux de ses promesses de relance économique, de bonne gouvernance et de préservation du modèle social

LE COFFRET

Ferdinand DEMBA
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Passionné de lettres et désormais de chiffres, Ferdinand DEMBA est le directeur de publication d’Inside News241. Journaliste de métier et de convictions, lui et son équipe sont au service d’une information objective, d’utilité publique et au service de la vérité.

A la tête du gouvernement depuis un peu plus de deux ans maintenant, Rose Christiane Ossouka Raponda est à des années lumière de ses nombreuses promesses faites lors de sa déclaration de politique générale. Axée autour de quatre (4) points majeurs qui étaient la maîtrise du risque sanitaire lié à la Covid-19, la relance de notre économie, la bonne gouvernance de l’action publique, la préservation de notre modèle social de redistribution pour améliorer la qualité de vie des Gabonaises et des Gabonais, la politique générale de celle qui était présentée comme une économiste patentée, est un échec. 

Soulevant dès son arrivée un vent d’optimisme portée par un statut d’économiste, Rose Christiane Ossouka Raponda, première femme à la tête d’un gouvernement gabonais n’est jusque-là pourtant, pas a la hauteur de la tâche. Loin des quatre priorités qu’elle s’était étaient elle-même fixée à savoir : la maîtrise du risque sanitaire lié à la Covid-19, la relance de notre économie, la bonne gouvernance de l’action publique, la préservation de notre modèle social de redistribution pour améliorer la qualité de vie des Gabonaises et des Gabonais, l’ancienne maire de Libreville s’est lamentablement vautrée. 

En effet, que ce soit en matière de gestion de la pandémie de covid-19 qui malgré l’auto-satisfaction du gouvernement, s’est soldée par un échec notamment économique avec les nombreux dérapages et autres détournements, confirmé d’ailleurs par les deux rapports d’audit préliminaires élaborés par le cabinet Deloitte, ou de relance de notre économie, l’ancienne ministre du Budget n’y est jusque-là pas arrivée. Malgré le soutien colossal des bailleurs de fonds, elle n’a donc pas été en mesure de remettre de l’ordre dans des finances qu’elle avait, en qualité de ministre de la Défense notamment, contribué à dégrader. 

Faisant désormais de la mal gouvernance son credo à l’instar de ses prédécesseurs, Ossouka Raponda a elle aussi, démontré son incapacité à gérer de manière convenable les finances publiques. Ce ne sont pas les hausses successives du budget de fonctionnement en dépit de la rigueur que nous impose le contexte actuel, qui vont le démentir. Œuvrant consciemment ou inconsciemment pour la faillite du modèle social gabonais, qui exclu désormais la grande majorité de la population (à travers l’hyper inflation constatée), celle qu’on présentait comme la Femme de la situation a donc lamentablement échouée. 

Entre une dette qui culmine désormais à près de 6900 milliards de fcfa, des dérapages budgétaires qui n’en finissent pas, les prix des denrées de premières nécéssités qui ne cessent de flamber (13000 fcfa désormais pour un petit 10kg de poulet) à l’instar des prix de l’électricité qui pour le coup asphyxient un peu plus des populations surtaxés (Taxe sur les ordures ménagères, Redevance audiovisuelle, etc.) et une dégradation de la qualité de vie, le Gabon, est bel et bien en train d’immerger, au lieu d’émerger comme celà était convenu sur les papiers émergents. 

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