Gabon : en échec, Ossouka Raponda et son démi milliard de fcfa de budget dédié, aura-t-elle le courage de démissionner ?

LE COFFRET

Arrivée à la Primature en juillet 2020 après un passage au ministère de la Défense, Rose Christiane Ossouka Raponda à qui l’on promettait un avenir radieux puisqu’étant la première femme à occuper cette fonction dans l’histoire du pays, n’aura finalement pas eu les résultats attendus. Entre récession, dérapages budgétaires, détournements, inflation galopante et fracture sociale, celle qui avait passé 6 ans à la Mairie de Libreville sans grands succès, ne semble pas être à la hauteur de la tâche qui lui était assignée par le président de la République. Toute chose qui interroge sur une possible démission de sa part, à l’heure où Liz Truss dans le même cas de figure n’a pas hésité à jeter l’éponge à Londres. 

Maîtrise du risque sanitaire lié à la Covid-19, relance de notre économie, bonne gouvernance de l’action publique, préservation de notre modèle social de redistribution pour améliorer la qualité de vie des Gabonaises et des Gabonais dans l’optique de consolider notre vivre ensemble. Tels étaient les quatres axes prioritaires soutenus par Rose Christiane Ossouka Raponda lors de son discours de politique générale prononcé devant les députés le 4 septembre 2020. Soutenue à l’époque par l’opinion qui voyait en elle une solution idéale, après l’échec de Julien Nkoghe Bekale, l’ancienne édile de la commune de Libreville n’a pas été à la hauteur. 

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En effet, ministre de la Défense du 12 février 2019 jusqu’à sa nomination, la première femme nommée à ce poste au Gabon a multiplié les promesses et les engagements, ne tenant en fin de compte qu’une infime minorité. Du renforcement des plateaux techniques des structures sanitaires à la réalisation des 925 pompes hydrauliques villageoises, en passant par l’activation des mécanismes de financement des collectivités locales que sont le FPCL et le FID, ou encore la rationalisation de la dette pour préserver la viabilité et la soutenabilité des finances publiques comme l’ont soulignés l’économiste Mays Mouissi et le patron de média Harold Leckat dans leur rapport à ce propos, rien ou presque n’a été fait.

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Si l’on y ajoute les difficultés structurelles actuelles et l’inflation galopante, « l’économiste Ossouka » n’a pas été en mesure de répondre au défi qui lui était posé. A l’image de Liz Truss, désormais ex-cheffe du gouvernement britannique qui a démissionné ce jeudi après l’échec de son plan de relance et seulement 44 jours après son arrivée au 10 Downing Street, Rose Christiane Ossouka Raponda devrait donc logiquement et en toute dignité, rendre son tablier. Chose qu’elle ne semble jusque-là, malheureusement, pas prête à faire malgré les 500 millions de budget qui lui sont alloués par l’État et qui sont payés par ce contribuable, qu’elle a du mal à satisfaire. 

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