mardi, juillet 16, 2024
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    Gabon : en plein rachat des actifs d’Assala, Maurel & Prom face au mécontentement de ses salariés et des populations du Lac Ezanga

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    Alors que son rachat pour un montant de 730 millions de dollars soit 440 milliards de fcfa des actifs du deuxième opérateur pétrolier du pays, Assala Gabon, est dans le pipeline et devrait très rapidement être officialisé, Maurel & Prom se heurte au mécontentement à la fois de ses salariés et des populations installées sur l’un de ses sites sur le lac Ezanga. Une situation entraînant la paralysie de ces activités, comme indiqué par son Directeur général, Mathieu Thabault au ministre du Pétrole Marcel Abéké, lors d’une audience il y a quelques jours.

    Si la production pétrolière n’a que très légèrement augmenté entre le deuxième trimestre 2022 et le deuxième trimestre 2023, passant respectivement de 5,097 millions de tonnes à 5,283 millions de tonnes, c’est en grande partie lié au fait que certains opérateurs sont fréquemment confrontés à des difficultés d’ordre social. C’est le cas de Maurel & Prom, qui une fois de plus, doit faire face à un mouvement d’humeur sur l’un de ces sites. 

    Comme indiqué vendredi dernier par son directeur général, Mathieu Thabault au ministre du Pétrole Marcel Abéké, le nouveau géant de l’industrie pétrolière gabonaise, puisqu’il est en passe de rafler la mise avec le rachat pour un montant de 730 millions de dollars soit 440 milliards de fcfq des actifs d’Assala Gabon, doit composer avec une paralysie de ces activités. En cause, un mouvement d’humeur croisé entre les employés mécontents de leur situation et notamment des accords signés il y a à peine quelques mois, et les populations environnantes, mécontentes du traitement que leur réserve l’entreprise. 

    Face à cette nouvelle situation de crise, qui selon les mots de Mathieu Thabault entraîne « l’arrêt des rigs de forage ainsi que des rigs de workover (…) ce qui pourrait causer des dommages importants sur nos installations, avec un impact négatif sur la production », le gouvernement et l’opérateur tente de trouver une issue favorable. Quant aux manifestants, ils entendent bien profiter de cette période de transition, pour légitimement réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie par la construction d’infrastructures communautaires et des emplois pour les riverains. 

    Dans un secteur qui génère par an plus de 2500 milliards de fcfq, soit l’équivalent de 70% du budget de l’Etat gabonais, ces revendications qui semblent pourtant loin d’être insurmontables, apparaissent pourtant comme une montagne pour certains opérateurs comme Maurel & Prom, alors même que ce dernier s’apprête on le rappelle, à devenir le deuxième opérateur du pays avec une production qui devrait atteindre 90 000 barils/jours. 

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