samedi, avril 13, 2024
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    Gabon : face à la grogne, 14 sociétés de la ZES de Nkok bientôt mises en demeure ?

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    Quelques jours après que de nombreux mouvements d’humeur au sein de la zone économique spéciale de Nkok aient paralysé l’activité, les premières décisions sont fermes. En effet, comme annoncé par l’Autorité administrative de la ZIS de Nkok dans un récent communiqué, pas moins de 14 sociétés opérant dans la zone vont certainement être mises en demeure notamment « pour régularisation de leur situation, accompagnée de contrôles et pénalités en vue de la régularisation des situations illégales ». Une première. 

    Réclamant principalement de meilleures conditions de travail et plus globalement le respect de leurs droits, les employés de plusieurs sociétés installés dans la Zone Économique spéciale à régime privilégié de Nkok, ont entamé avec leurs directions, un bras de fer qui a créé de nombreux remous. Secouant l’Autorité administrative de cette zone, ces mouvements d’humeur inédits viennent de favoriser une décision qui ne l’est pas moins, puisque des têtes jusque-là intouchables, vont de tomber si les opérateurs indexés ne rectifient pas le tire. 

    En effet, comme annoncé par les responsables de la zone, 14 sociétés opérant dans la zone vont être mises en demeure « pour régularisation de leur situation, accompagnée de contrôles et pénalités en vue de la régularisation des situations illégales ». 14 sociétés sur la centaine que compte la zone, et qui ne respectaient donc pas jusqu’alors, les conditions de travail et les droits sociaux de leurs employés. Invitées à se mettre en règle par leur Autorité administrative, ces dernières devront en théorie, se conformer aux règles du code du travail en République gabonaise. 

    Néanmoins, si cette menace faite grâce à la levée de bouclier de la coopérative des travailleurs de la Zone économique de Nkok (Ctzen), semble salutaire, elle interroge sur la réelle capacité de l’AAN à la tête de laquelle se trouve Anne Nkene Biyo’o, à faire appliquer les conventions qui régissent l’exploitation de cette zone. Une capacité remise en cause par cette mesure, parmi tant d’autres, proposée en toute hâte pour calmer les ardeurs de ces employés mécontents. 

    Vendue comme un trésor national, une zone attractive, la ZES de Nkok apparaît finalement comme une zone de non droit puisque « les 8 heures de travail ne sont pas respectées au sein de la zone. Les employés travaillent pour un salaire de 5 000 FCFA la journée. N’ont pas de primes. Que le SMIG lui-même n’est pas respecté. Qu’ils n’ont pas de bulletin de salaire, pas de CNAMGS ni de CNSS et qu’ils travaillent de 7 heures du matin à 6 heures du soir pour certains et de 8 heures du matin à 7 heures du soir pour d’autres »,  comme l’ont rappelé ceux qui y travaillent, via la Coopérative des travailleurs de la Zone économique de Nkok (Ctzen). 

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