mardi, avril 23, 2024
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    L’audit des effectifs de la fonction publique, une nécessité qui s’impose pour voir clair et régler les problèmes d’emploi

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    Au regard de la recrudescence des agents de l’Etat qui n’ont de cesse de sortir de jour en jour de leur silence pour dénoncer, pour les uns la longue attente d’intégration, de recrutement, de mise en solde et pour les autres d’affectation, et ce dans tous les secteurs de l’appareil étatique, cette situation devrait conduire les nouvelles autorités militaires à jeter un regard particulier du côté de la fonction publique et de procéder à un audit dudit département ministériel. Ceci afin de véritablement mettre fin au situation gravissimes souvent dénoncées dans les coulisses et qui aujourd’hui plombent le pays tout entier.

    En effet, il n’est pas souvent rare d’entendre certains Gabonais dire de ce département ministériel qu’il procède aux recruteurs par affinité soit politique, clanique ou familiale, mais mieux encore serait le lieu de trafic de tout genre. En tout cas, d’après de fortes rumeurs, il y aurait au sein de ce département ministériel des réseaux de vente de postes budgétaires, de monnayage de régularisation des situations administratives qui vont de 500 000 fcfa à 1 ou 2 millions de fcfa. 

    Pire, certains fonctionnaires fantômes, installés soit à l’extérieur du pays, soit décédés depuis des nombreuses années continuent de percevoir l’argent du contribuable. Le plus grave est que cette fonction publique emploierait même les enfants de moins de 18 ans des personnalités politiques, administratives, alourdissant au passage la masse salariale de l’État. D’autres seraient même détenteurs de plusieurs postes budgétaires. Si elles n’ont jusqu’ici pas de preuves, il faut dire que ces rumeurs avaient circulé à l’issue des derniers audits effectués en 2009, 2013 et en 2018 sous Ali Akbar Onanga et dont les résultats n’ont jamais été rendus publiques. Où se trouvent les rapports de ces audits aujourd’hui ?

    Désormais face à la montée des revendications des partenaires sociaux dans tout le pays, il convient plus que par le passé au président du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) et au ministre de cette entité de mettre un bon coup de pied dans la fourmilière et ainsi mettre fin aux spéculations, procéder au nettoyage de la fonction publique et pourquoi pas procéder à l’arrestation de tous ceux qui se seraient rendus coupables de tous ces méfaits dénoncés. 

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