Gabon : grâce à son nouvel emprunt obligataire, le gouvernement entend apurer certaines créances

LE COFFRET

Réunis autour du ministre de l’Economie et de la Relance le 20 octobre dernier pour le lancement de la campagne de communication de l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne dénommé « EOG 6,25% net 2022 », les patrons gabonais ont reçu certaines assurances concernant l’apurement de la dette intérieure. Sujet central pour la FEG qui l’avait déjà évoqué quelques jours plus tôt autour du président de la République, cette question pourrait trouver un début de solution dans les prochaines semaines puisque le gouvernement entend « apurer les créances inférieures ou égales à 100 millions de fcfa ». 

Annoncé il y a quelques semaines en dépit de la charge immense que représente déjà l’encours de la dette publique pour notre économie, le nouvel emprunt obligataire que devrait souscrire le gouvernement gabonais devrait en partie servir à « apurer les créances ». Comme annoncé par Nicole Janine Roboty en marge du lancement de la campagne de communication dédiée à cet EOG, « les créances inférieures ou égales à 100 millions de fcfa » devraient être apurées. 

En effet, d’une maturité de six ans, cette nouvelle opération sécurisée par l’entremise de la société Emrald Securities Services Bourse (ESS Bourse), chef de file principal, mais aussi par Africa Bright Securities et Bgfi Bourse, devrait porter sur un montant minimum de 175 milliards de fcfa. Somme qui devrait donc permettre à l’Etat d’honorer certains de ses engagements, chose qui devrait être du goût du patronat, qui devrait s’en servir pour participer un peu plus activement au Plan d’accélération de la transformation (PAT). 

Dénommé « EOG 6,25% net 2022 », cet emprunt obligataire, qui porte sur une mobilisation de 175 milliards de FCFA (dont le maximum de 100 milliards en cash et un maximum de 75 milliards en créances), rémunérés au taux d’intérêt 6,25% net d’impôts, devrait également permettre au gouvernement « de payer d’ici décembre 2022, 46% du stock restant dû au début de l’année, désintéressant ainsi une centaine de sociétés, parties prenantes du tissu économique de notre pays », comme indiqué par la ministre de l’Economie. 

Soulevant néanmoins la question de la probité dans la gestion des finances publiques, cet « EOG 6,25% net 2022 » qui intervient plus d’un an après le dernier emprunt obligataire dénommé « EOG 6% net 2021-2026 » qui avait permis de mobiliser plus de 188,8 milliards de fcfa, souligne encore une fois l’incapacité du gouvernement à venir à bout de ses tares à savoir : son incapacité à optimiser les ressources publiques. 

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