mardi, mai 21, 2024
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    Gabon : le CGE annonce à nouveau une modification du code électoral en introduisant le bulletin de vote unique

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    Après la suppression de « l’enveloppe poubelle » et la restriction des représentants  des candidats dans les bureaux de vote, le Centre gabonais des élections (CGE) vient de procéder en plein processus électoral à une autre modification de la loi électorale déjà sujet de discorde et de vives tensions. Ce, à moins de deux semaines du lancement de la campagne présidentielle. 

    En effet,  lors d’une conférence de presse tenue ce 1er août 2023, le président du Centre gabonais des élections (CGE), Stéphane Bonda, a décidé cette fois-ci de procéder à l’introduction du bulletin de vote unique pour les élections présidentielles et législatives fixées pour le 26 du mois en cours.

    La décision est prise en application de l’article 68 de la loi n° 07/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques, modifiée, et  vise selon les autorités à faciliter le processus électoral et à prévenir les lacunes qui pourraient entraver les élections générales.

    « La modalité d’adopter un bulletin unique pour les deux types d’élection aux scrutins uninominaux et par parti politique pour voter le Président de la République et les Députés à l’Assemblée Nationale le 26 août 2023, pour inhabituelle qu’elle puisse paraître, va s’établir comme une réelle opportunité pour les électeurs au travers de l’acquisition d’un nouvel outil de facilitation du système électoral », a affirmé Stéphane Bonda.

    « Bien entendu, la rédaction des procès-verbaux se fera suivant le rituel habituel avec, cependant, la contrainte d’établir dans chaque bureau de vote autant d’exemplaires de procès-verbaux que de candidats en lice », précise le président du CGE.

    Si la première modification validée par l’Assemblée nationale et le Sénat, pourtant en vacances parlementaires depuis le 14 juillet 2023, a suscité de vives tensions, il convient de dire que cette énième modification vient ajouter les doutes sur la transparence de ces scrutins tant prônée par le pouvoir en place.

    A la limite, elle vient davantage accréditer les appels au report de ses échéances électorales ou celle plus radicale de la transformation au sommet de l’État à travers une transition politique. En tout cas, les choses s’annoncent compliquées. Notons toutefois que pour le moment,  l’opposition et les acteurs de la société civile n’ont pas encore réagi.

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