samedi, avril 13, 2024
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    Gabon : SOS Prisonniers dénonce le molestage d’un civile par des agents de la sécurité pénitentiaire Derrière la prison

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    Alors qu’il sirotait paisiblement un verre au snack-bar AGORA, situé au quartier populaire dit « Derrière la Prison » dans la nuit du samedi 13 mai au dimanche 14 mai 2023, sieur N. Jean Calvin, a indiqué avoir été interpellé par les agents de la sécurité pénitentiaire, puis conduit à l’intérieur de la prison centrale de Libreville où il aurait été victime de sévices corporels, lit-on dans un communiqué de SOS Prisonniers Gabon. Lecture. 

    « Un citoyen lambda témoigne avoir  été victime de violences  physiques  par des agents de la sécurité pénitentiaire et perd son téléphone portable et son argent 

    Dans la nuit du samedi 13 Mai au dimanche 14 Mai 2023, aux environs de 4h du matin, sieur N. Jean Calvin se trouvant au snack-bar AGORA, situé au quartier dit « Derrière la Prison », à un jet de pierres de la Prison Centrale de Libreville se serait vu interpellé, puis conduit à l’intérieur de la Prison Centrale de Libreville pour y subir des sévices corporels. 

    En effet, pendant qu’il sirotait son verre, des agents de la Sécurité Pénitentiaire encagoulés auraient soudainement fait irruption dans la salle, lui auraient intimé l’ordre de se lever et de les suivre.  

    En sortant du snack-bar, l’un des agents lui aurait arraché son sac contenant son téléphone portable, un disque dur, deux clés usb et une somme de 290.000 FCFA. 

    Jean Kevin ainsi que d’autres clients de l’établissement auraient été conduits à l’intérieur de la Prison Centrale de Libreville. Une fois dans la cour de ladite prison, il aurait été sommé de se mettre à plat ventre. Un agent aurait posé violemment son pied sur sa tête, le maintenant dans cette position. D’autres agents auraient ensuite été chargés de lui porter des coups de pieds et de matraques au dos. D’autres personnes interpellées auraient subi la même violence inouïe.  

    Le dos de la victime des gardes pénitentiaires après l’agression.

    Ces derniers n’auraient eu la vie sauve que grâce à l’intervention d’un jeune homme en sang. 

    Ce dernier aurait dit : « Ce n’est pas lui, ni la fille qui m’ont agressé« . Jean Kevin aurait alors compris qu’il est victime d’une méprise; le jeune homme en sang aurait subi une agression non loin du snack bar dans lequel se trouvait Jean Kevin, et c’est à la suite de cela que seraient intervenus les agents pénitentiaires. 

    Le 17 mai 2023, Jean Kevin aurait saisi le Commandant en Chef de la Sécurité Pénitentiaire en joignant au dossier son certificat médical ainsi que les photos témoignant des violences subies par les agents de la sécurité pénitentiaire.  

    Le 30 juin, constatant le silence radio du Commandant en Chef, Jean Kevin aurait saisi l’Inspecteur Général de la Sécurité Pénitentiaire. 

    Mais jusqu’à ce jour, il n’aurait reçu aucune suite de ses correspondances ! 

    Comment expliquer le silence de l’administration pénitentiaire dans cette affaire ? Serait-ce une manière de protéger des agents qui ont agi en violation de la loi ? Les agents  de la sécurité pénitentiaire sont- ils au-dessus de la loi ? Serait-ce si difficile d’ identifier les agents incriminés? Ceux-là qui auraient porté atteinte à l’intégrité physique de Jean Kevin ? A toutes fins utiles, notifions qu’il suffirait de questionner le chef de poste  de garde la nuit des faits.  

    Pour rappel, l’article premier alinéa 1 de la Constitution Gabonaise dispose : « Nul ne peut être humilié, maltraité ou torturé, même lorsqu’il est en état d’arrestation ou d’emprisonnement. »

    L’article 230 du Code Pénal dit ceci :  « Quiconque a volontairement porté des coups ou commis toute autre violence ayant entraîné des blessures, est puni d’un emprisonnement de 5 ans au plus et d’une amende de 1.000.000 FCFA« .

    Etant donné qu’il n’y a, visiblement, aucune suite du côté de l’administration pénitentiaire, nous allons nous tourner vers le Procureur de la République car nul n’est au-dessus de la loi. 

    SOS Prisonniers Gabon, pour le respect des droits humains en milieu carcéral. 

    HUMANISONS LES PRISONS »

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