jeudi, avril 25, 2024
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    Gabon : le Complexe d’Awendjé, un établissement racheté par l’Etat pour près de de 5,5 milliards de fcfa

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    Visité en mars dernier par la ministre en charge de l’Education nationale, Camelia Ntoutoume Leclercq, le Complexe scolaire d’Awendjé, situé dans le 4ème arrondissement de la Commune de Libreville, va coûter très cher à l’exécutif. Censé accueillir pas moins de 3000 élèves, les 62 salles de classe vont en effet se chiffrer à près de 5,5 milliards de fcfa, soit plus de 80 millions de fcfa par salle, en intégrant bien entendu les toilettes, les salles de direction et autres dépendances. 

    C’est ce que révèle l’annexe des investissements PIP 2023-2025. Dans sa mission “éducation nationale” et son volet “enseignement secondaire”, l’Etat gabonais devrait investir un total de 5,474 milliards de fcfa pour l’acquisition du Complexe d’Awendjé. Réparti sur trois(3) ans soit 875,840 millions en 2022, 2,299 milliards de fcfa en 2024 et l’équivalent en 2025, le paiement de ce Complexe situé dans le 4ème arrondissement de la commune de Libreville suscite néanmoins quelques interrogations. 

    En effet, « construit selon les normes internationales en la matière », comme le soulignait Camelia Ntoutoume Leclercq lors de sa visite sur site en mars dernier, ce complexe devrait coûter plus de 80 millions de fcfa par salle de classe en intégrant les salles de direction et autres dépendances. Un montant qui n’intègre pas l’équipement, puisque selon les données des ministères de l’Economie et du Budget, les 5,474 milliards de fcfa ne correspondent qu’à l’acquisition du Complexe. 

    Construit sur financement propre de l’Etat gabonais malgré la mise en oeuvre du projet d’investissements dans le secteur éducatif gabonais (PISE), financé par l’Agence française de développement (AFD) et qui avait pourtant répertorié l’ensemble des besoins dans ce secteur aux côtés de l’exécutif, ce complexe dont l’emplacement fait peser une sérieuse menace sécuritaire sur les 3000 élèves qui vont y étudier, suscite donc de grandes interrogations.

    Si sa construction qui s’inscrit dans la volonté de l’actuel président et candidat à sa propre succession de « renforcer l’égalité des chances par l’éducation » n’est pas remise en cause, le mécanisme de financement et de réalisation, lui, pose question. D’ailleurs, censé accueillir pas moins de 3000 élèves, il ne devrait pas résoudre le problème de sureffectifs puisqu’un rapide calcul évalue la distribution par classes à près de 49 élèves. Loin des standards de 35 élèves évoqués par la ministre lors de sa visite.

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