samedi, juin 22, 2024
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    Gabon : le CTRI rassure le patronat et annonce la privatisation de la CNSS et de la CNAMGS

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    Un peu plus de 24 heures après leur coup de force, le Comité pour la Transition et la Restitution des Institutions (CTRI) présidé par Brice Clotaire Oligui Nguéma, a rencontré le patronat. Objectif, rassurer le secteur privé et surtout annoncer la privatisation de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) et de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs). Deux organes en perdition du fait d’une gestion chaotique. 

    Sous administration provisoire depuis juin 2022 du fait de problèmes structurels ponctués par « des difficultés financières entraînant une incapacité à faire face à certains de ses engagements, notamment vis-à-vis des bénéficiaires des prestations sociales et des fournisseurs », la Cnss devrait enfin passer sous pavillon privé. Déjà évoquée il y a quelques années et remise au goût du jour il y a quelques mois, cette privatisation vient en effet d’être actée par le CTRI à travers son président Brice Oligui Nguema et la FEG (Fédération des entreprises du Gabon). 

    Désireux notamment de mettre fin au calvaire des retraités, les deux parties réunies ce jeudi 31 août 2023 au palais du bord de mer, ont donc acté quatre actions fondamentales dont la privatisation de la Cnss, mais également celle de la Cnamgs, un autre outil en perdition du fait également de difficultés financières entraînant une incapacité à faire face à ces créanciers. Prises en parfaite harmonie avec le secteur privé qui militait depuis plusieurs années pour que ces deux organes passent sous leur giron, cette décision ne souffre pour l’heure d’aucune contestation. 

    Avec d’autres mesures déjà actées telles que le règlement de la dette intérieure du pays en ressuscitant le Club de Libreville, la restauration de la journée comptable du trésor ou encore l’appel systématique au système bancaire pour le financement des projets, le CTRI a donc pris sur lui de rassurer l’ensemble des parties prenantes de l’économie gabonaise. Une manière de dire à la communauté nationale et internationale, que tout va bien, même si plusieurs zones d’ombres demeurent dans la situation actuelle. 

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