lundi, février 26, 2024
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    Gabon : plus de 150.000 jeunes toujours en attente de l’allocation chômage 

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    Évoquée et même présentée en mars 2017 par Paul Biyoghé Mba alors ministre d’Etat chargé du Développement social et familial, l’octroi d’une allocation chômage censée permettre à l’Etat de soutenir les personnes dans cette condition n’a toujours pas été acté. Contenue dans le nouveau Code de sécurité sociale, cette allocation qui devait bénéficier à plus de 150.000 jeunes se fait toujours attendre, au grand dam de ces derniers de plus en plus livrés à eux-mêmes. 

    Censé « consacrer un système    de protection sociale visant à garantir une meilleure couverture des différents risques économiques et sociaux prévus par la convention 102 et la recommandation 202 de l’Organisation Internationale du Travail », l’allocation chômage qui devait « fonctionner sur le principe de la garantie sociale », selon son préambule, n’a toujours pas été actée. Promise aux jeunes dès 2017, soit un an après une élection présidentielle au terme de laquelle ces derniers avaient manifesté une certaine désapprobation,  cette allocation se fait toujours attendre.

    En dépit de l’urgence de sa mise en œuvre, dans un pays où plus de 87% des personnes à la recherche de travail sont âgées de 16 à 34 ans et qui a enregistré, officiellement, près de 13.000 demandeurs d’emplois par an entre 2016 et 2020, selon le Pôle national de promotion de l’emploi (ancien Office national de l’emploi), cette allocation aurait si elle était entrée en vigueur, permis de soulager des jeunes qui n’ont aucune alternative, et qui sont de plus en plus abonnés aux jeux de hasard et autres paris sportifs, en attendant de meilleurs jours. 

    Devant être accompagnée de la création d’un compte d’épargne chômeur, ainsi que d’un fonds de solidarité et d’activation de l’emploi, cette allocation attendue par plus de 150.000 personnes dont près de 60.000 jeunes âgés de 15 à 24 ans, qui se voulait une innovation importante dans le code de sécurité sociale du Gabon et qui se justifiait par la « volonté affirmée du chef de l’Etat gabonais Ali Bongo Ondimba de réduire la pauvreté », n’a donc pour l’heure à une nouvelle mystification du gouvernement. Toute chose qui creuse un peu plus le déficit structurel d’une population déjà précarisée.

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