Gabon / Présidentielle 2023 : face à « l’échec de l’opposition », religieux et société civile se positionnent

LE COFFRET

Si la plupart des partis politiques n’ont pas encore désigné leurs candidats à la prochaine Présidentielle gabonaise, le gros des aspirants sur les starting-blocks est, pour l’heure, ou religieux, ou acteurs de la société. Une manière pour les citoyens de ne plus se laisser conter leur avenir par des politiques en manque d’inspiration, disent les candidats pour la plupart. 

En août 2023, le Gabon abritera les élections présidentielles, sauf changement de dernière minute. Dix compatriotes se sont pour l’instant portés candidats à cette échéance électorale parmi les plus importantes du pays. Parmi ceux-ci, seuls Pierre Claver Maganga Moussavou, Gervais Oniane, et dans une moindre mesure, Mike Jocktane, échappent au profil de candidats religieux et/ou de la société civile. 

Le cas le plus illustratif est celui de Jean Robert Menie, connu depuis des années comme leader du Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Syltteg). L’homme a décidé de poursuivre le combat autrement parce que, dit-il, « les forces de l’opposition ont failli à leur tâche, et il n’y a plus aujourd’hui d’offres pragmatiques qu’elles peuvent proposer aux populations ». 

Eux aussi membres de la société civile partageant la même rhétorique, André Vincent Bouassa, entrepreneur vivant aux États-Unis, et Marie-Sylvie Hervo Akendengue, ancienne journaliste gabonaise, se sont lancés pour 2023. Cette dernière, par ailleurs, directrice de la Communication du ministère de la Justice, ne voit que l’option « citoyenne » pour sauver le Gabon : « (…)il n’existe pas d’opposition dans mon pays. Il est question d’un système, et ceux qui prétendent être de l’opposition ne sont pas affranchis des gênes de ce système », a-t-elle indiqué lors de sa déclaration de candidature. 

Un autre journaliste et acteur de la société civile Boursier Tchibinda, du reste plus jeune candidature jusque-là était d’ailleurs le premier a annoncé de manière officieuse sa candidature  à cette élection sur sa page Facebook. Tandis qu’Innocent Bemvone Be Nze, un autre compatriote résidant aux Etats-Unis dont la déclaration de candidature avait fait jaser  à cause du drapeau américain qui trônait à côté du drapeau gabonais estimait que « 2023 c’est notre moment » .

Dressant le même réquisitoire chaotique, certains autres  candidats  en viennent à espérer l’appui de Dieu pour remettre le Gabon sur le chemin. C’est le cas, entre autres,du chantre et homme d’Église vivant au Canada, Sosthène Orphé Lendjedi Ibola, pour qui « les forces en présence ne peuvent et ne veulent rien apporter de mieux. Elles nous l’ont à suffisance démontré depuis plus de 50 ans ».

Dans son sillage, le chrétien engagé  Emmanuel Oye Mendome s’est lancé dans la course pour «sauver le Gabon» en 2023, avec pour slogan, «Avec Hoy, l’entrée à Canaan est assurée».

Auront-ils les moyens de leur politique pour faire mieux que l’opposition et déloger le Parti Démocratique Gabonais du fauteuil présidentiel ? Wait and see.

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