jeudi, avril 25, 2024
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    Gabon : une administration « peu économe, inefficiente et inefficace »

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    35ème sur 52 États africains en matière d’efficacité de son administration, le Gabon paie le prix du caractère « peu économe, inefficient et inefficace » de celle-ci comme le soulignait en 2018 la Cour des Comptes dans son rapport au Président de la République, l’ex raïs Ali Bongo Ondimba. Malgré les 705 milliards de fcfa qui lui sont consacrés chaque année dont plus de 15 milliards de fcfa en primes pour les hauts fonctionnaires, l’administration publique gabonaise reste donc loin des attentes d’une gestion optimale. Une situation qui fragilise entre autre la stratégie de mobilisation des ressources fiscales. 

    27ème en matière de gouvernance sur le continent, le Gabon a notamment vu entre 2012 et 2021, l’efficacité de son administration connaître « une détérioration accélérée », comme le soulignait la fondation Mo Ibrahim en janvier dernier. Renforçant les propos de la Cour des Comptes, pour laquelle « de manière générale, il ressort des audits que l’Administration demeure peu économe, inefficiente et inefficace », cette vision de l’administration publique gabonaise interpelle alors que l’exécutif lui a consacré plusieurs centaines de milliards de fcfa par an. 

    Loin des attentes des populations, cette administration classée 35ème sur les 52 États que compte le continent africain, est sans aucun doute, l’une des causes à la fois de la faible mobilisation des ressources fiscales, de la faible capacité du système statistique, mais aussi et surtout de la faiblesse du dispositif anti-corruption. Un dispositif qui s’est également détérioré au cours des dix dernières années et qui est à l’origine des nombreux déboires en matière de suivi des projets, de gouvernance, et surtout de gestion des ressources. 

    Peu dématérialisée, peu digitalisée et extrêmement bureaucratisée, l’administration publique gabonaise reste donc en deçà des attentes malgré les 705 milliards de fcfa qui lui sont dédiés chaque année. Incapable de répondre aux priorités des différents programmes stratégiques, en délicatesse avec le système de passation de marchés publics qu’elle peine à fiabiliser, l’administration publique gabonaise a donc grand besoin de réformes. Des réformes qui lui permettrait d’être plus efficace et surtout plus économe et plus efficiente, dégageant de facto de plus grandes marges de manœuvres pour des projets structurants. Le ministre de l’Economie et des Participations, Mays Kinga Mouissi a du pain sur la planche pendant cette période de transition.

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