jeudi, avril 25, 2024
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    Industrie Pétrolière : la part du Gabon reversée par les opérateurs et gérée par la GOC a généré plus de 224 milliards de fcfa en 2021

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    Créée par le décret n°1017 du 23 août 2011 et dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière et de gestion, la Société Nationale des Hydrocarbures du Gabon (SNHG), au cœur des plus récents scandales financiers de l’ère Ali Bongo Ondimba, aura généré pas moins de 224 milliards de fcfa au cours de l’exercice 2021. Collectée grâce à son statut de mandataire exclusif de l’Etat gabonais dans le secteur des hydrocarbures, cette somme rondelette représente notamment les 5,8 millions de barils de brut transférés par les opérateurs pétroliers à l’Etat dans le cadre des différentes conventions. 

    Jouissant d’un rôle central dans les industries extractives notamment les hydrocarbures, la Société Nationale des Hydrocarbures du Gabon (SNHG), a vu ses revenus crever le plafond en 2021. Selon les données fournies par la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (DGCPT), la part d’or noir fournie par les opérateurs pétroliers en 2021 à l’Etat via la GOC, a atteint 5,8 millions de barils, soit l’équivalent de plus de 224 milliards de fcfa. Principalement fournies par Assala Energy (2,7 millions de barils) et Maurel & Prom (1,9 millions de barils), ces 5,8 millions de barils n’ont cependant pas permis à la société d’amorcer son décollage. 

    En effet, malgré ces revenus colossaux tirés des participations de l’Etat, la GOC peine à être cet outil d’envergure nationale, censé permettre une meilleure redistribution des revenus tirés du secteur pétrolier et censé permettre de réduire la facture énergétique des ménages. Des missions qui lui sont pourtant dévolues puisqu’elle est notamment censée « assurer la commercialisation, l’importation, l’exportation et la distribution de tout ou une partie des produits extraits des gisements d’hydrocarbures ». 

    Également censée « entreprendre pour le compte de l’État, seule ou en association, toute opération d’investissement ou de gestion », la SNHG semble pour l’heure se contenter de percevoir sa rente annuelle. Si elle a récemment entrepris de commercialiser en son nom propre différents carburants à travers des stations estampillées GOC, ou des huiles de moteurs, la société qui a reversé près de 130 milliards de fcfa au trésor public, issus principalement des 6% de la quote-part couvrant les frais de gestion des volumes de l’Etat, reste très attendue par des populations qui sont en droit de lui en demander plus.  

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