Lambaréné : la ville à nouveau privée d’eau et d’électricité depuis trois jours

LE COFFRET

Ferdinand DEMBA
Ferdinand DEMBAhttp://www.insidenews241.com
Passionné de lettres et désormais de chiffres, Ferdinand DEMBA est le directeur de publication d’Inside News241. Journaliste de métier et de convictions, lui et son équipe sont au service d’une information objective, d’utilité publique et au service de la vérité.

Après l’épisode d’août dernier où les populations de Lambaréné, privées d’électricité et d’eau plusieurs jours durant, avaient envahi la rue, au quartier Adouma notamment, les mêmes causes pourraient produire les mêmes effets. La raison ?  La capitale provinciale du Moyen-Ogooué est à nouveau sans eau et sans électricité depuis trois jours, apprend Inside News 241 auprès de nombreux riverains. 

Selon ces derniers, il s’agirait encore des fameux groupes de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) qui auraient lâché. D’autres sources font état d’un problème de carburant pour alimenter ces générateurs. Mais dans l’un et l’autre cas, la SEEG est à l’index. 

Comme pour ne pas avoir à rendre des comptes aux populations désabusées, l’agence locale de la SEEG est fermée. Une façon de se murer dans le silence qui cache mal l’incapacité de cette entreprise en situation de monopole à remplir son cahier de charges, à savoir : fournir de l’eau et  de l’électricité aux Gabonais. 

En dépit d’un chiffre d’affaires en hausse de 2,6% en 2021 à près de 244 milliards de fcfa, dont plus de 212 milliards pour le seul segment électricité, la SEEG semble de moins en moins apte à contenir la demande. Que ce soit à Libreville la capitale où à l’intérieur du pays, l’entreprise est à la peine ! Entraînant dans sa chute l’activité économique du pays. Difficile en effet pour les acteurs économiques comme pour les administrations publiques de Lambaréné, pour ne citer que ce cas, de fonctionner convenablement sans eau et sans électricité. 

Jusqu’à quand le Gabon devra-t-il se contenter de ce système d’approvisionnement au rabais ? La question est posée depuis plusieurs années, mais reste entière. Vivement que la nouvelle concession signée récemment entre l’État gabonais et la SEEG, et qui ouvre le secteur à la concurrence, redistribue les cartes dans ce secteur vital pour le pays. 

Laisser un commentaire

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dernière Publication

Réuni en congrès ordinaire, le RPM veut d’une opposition unie en 2023

Le Rassemblement pour la patrie et modernité (RPM, opposition) tient son premier congrès ordinaire tout au long de ce...

Top 5 des articles les plus lus par nos lecteurs

Nos lecteurs ont aussi aimé cet article

Soutenez la presse libreChoisissez une offre
+
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x