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    One Forest Summit : quels enjeux pour le climat et quelles solutions concrètes ?

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    Ce mercredi 1er mars 2023 s’est ouvert à Libreville le « One Forest Summit », un sommet climatique co-organisé par les présidents gabonais Ali Bongo Ondimba et français Emmanuel Macron. Il est entièrement consacré à la protection et la préservation de la forêt équatoriale du bassin du Congo et de l’Ogooué. Malgré les critiques suscitées par la tenue de cette rencontre, Chefs d’Etat, représentants des organisations internationales, régionales et scientifiques de haut rang ont effectué le déplacement. 

    Se tenant tout juste deux mois après la COP15 et trois mois après Sharm-El-Sheikh, qui se sont soldées par des promesses sans réels espoir pour l’avenir de la planète, beaucoup se questionnent sur le réel enjeu de ce « One Forest Summit » pour le climat. A Libreville, comme un peu partout ailleurs, la question qui se pose avec insistance est celle de savoir si cette rencontre n’est pas dans le fond un sommet de plus après les COPS et autres rencontres du genre qui ont jusqu’ici eu pour seul mérite le fait d’avoir érigé la question climatique en une sorte de système ?

    Quoi que l’on dise, le ministre gabonais de l’Environnement, le Pr Lee White et la secrétaire d’Etat chargé du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux de la République française, Chrysoula Zacharapoulou sont longuement revenus sur le bien-fondé de la tenue de ce sommet pour le climat,0.k00⁰⁰om lors de leurs prises de parole respectives. 

    Photo de famille de plusieurs hautes personnalités, autour du ministre Lee White et de la secrétaire d’Etat française chargée du Développement, de la Francophonie et des partenariats internationaux, Chrysoula Zacharapoulou.

    Le ministre gabonais de l’Environnement, le Pr Lee White a pour sa part donné plusieurs avantages se rattachant à l’organisation de ce sommet pour le climat. La toute première est de faire la preuve au monde entier du risque de la perte du combat contre le réchauffement climatique encouru par les leaders du monde et ses conséquences pour le climat et les générations futures si le poumon forestier que représente la forêt du bassin du Congo venait à disparaître.

    « Si nous perdons ces forêts, nous perdons tout simplement la lutte contre le changement climatique. On condamnerait alors nos enfants et nos petits enfants à vivre dans un monde à trois-quatre voire cinq degrés supplémentaires. Quatre degrés de plus sur la planète, peut devenir dix degrés de plus dans certains endroits en Afrique, en Amérique du Sud, en Asie… », a indiqué le Pr Lee White. 

    L’autre enjeu, et pas des moindres, sera de freiner la propagation de la sécheresse qui s’intensifie dans la corne de l’Afrique où déjà 22 millions de personnes sont menacées de mort à cause du dérèglement climatique. 

    Une vue du public venu nombreux.

    « L’exemple que je donne souvent est que les forêts de l’Afrique équatoriale sont également une source de service pour l’écosystème. On rend des services à la planète. L’eau qui s’évapore des forêts est transportée par les fleuves atmosphériques vers le Sahel et l’Ethiopie. Donc, la pluie qui tombe en Éthiopie vient en partie de ces forêts équatoriales, et ira jusqu’en Egypte pour irriguer l’agriculture. Ainsi, si nous perdons ces forêts, nous perdons ces services… Et en Afrique, nous créerons des centaines de millions de réfugiés climatiques comme le présageait Feu Kofi Annan, l’ancien Secrétaire générale des Nations unies. Qui a dit, il y a 15 ans, que le changement climatique risque de déstabiliser la moitié des pays africains, de provoquer des guerres… », a poursuivi le ministre gabonais de l’Environnement. 

    Chrysoula Zacharapoulou, quant à elle, a fait comprendre que l’intérêt de cette rencontre était également de courir après de nouveaux accords ou de nouvelles déclarations d’intentions pour mettre fin à la perte de la biodiversité et la restaurer. « Nous sommes réunis ici pour un sommet d’action et de solutions. Nous voulons mettre en œuvre nos engagements (… Au lendemain de la COP15, ce sommet de Libreville et ces journées de travail doivent donc nous permettre de trouver des solutions concrètes pour préserver les trois grands bassins forestiers, et notamment le bassin du Congo », a-elle indiqué.

    Pour relever tous ces défis, les experts présents au sommet ont identifié trois axes de travail sur lesquels ils devront aboutir à des solutions concrètes. Il s’agit notamment du renforcement de la coopération scientifique entre les trois grands bassins tropicaux, du développement de filières plus durables et des financements innovants pour la protection des forêts. 

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