Pétrole : à 605 fcfa le litre d’essence, le Gabon affiche l’un des prix les plus élevés du continent

LE COFFRET

Désormais 7ème producteur pétrolier africain avec pas moins de 212 000 barils/j, le Gabon peine pourtant à l’image des pays comme l’Angola, l’Algérie, le Nigéria ou encore l’Egypte, à faire baisser les prix des carburants sur le marché local. Fixés à 605 fcfa le litre d’essence et 585 fcfa le litre de gasoil depuis plus de deux ans pour les prix hors réseau pour les industriels, les tarifs des carburants semblent inflexibles, malgré des évènements positifs ces derniers mois avec notamment une hausse conséquente des prix des produits de base sur les marchés mondiaux. 

Depuis le 31 mars 2020 et une baisse de 11,68% subie pour les prix de l’essence et de 12,69% pour les prix du gasoil, la Commission nationale des prix des produits pétroliers (CNPPP) semble déconsidérer toute nouvelle baisse potentielle. Malgré des événements positifs d’un point de vue financier ces derniers mois avec notamment le conflit Russo-Ukrainien qui a fait bondir à plus de 90 dollars les cours officiels du pétrole sur les marchés mondiaux, la CNPPP est restée muette comme une carpe.

En effet, loin de s’arrimer au nouveau statut de 7ème producteur pétrolier africain du pays qui a permis au pays d’engranger des bénéfices inespérés ces derniers mois, la Commission qui souhaitait il y a quelques années une révision de la structure des prix des hydrocarbures dans l’optique de mieux encadrer la tarification et la taxation des produits pétroliers, n’a pas levé le petit doigt. Alors même qu’une baisse aussi légère soit-elle, pourrait desserrer l’étau de l’inflation autour des ménages. 

Toujours fixé à 605 fcfa le litre d’essence contre un peu plus de 19 fcfa pour une Libye en crise, 214,052 fcfa pour l’Algérie, 242,844 fcfa pour l’Angola, 289,125 fcfa pour le Nigéria ou encore 362,416 fcfa pour l’Egypte, des pays classés juste devant lui en terme de production pétrolière continentale, les prix à la pompe au Gabon, hors réseau pour les industriels, restent donc logiquement parmis les plus élevés du continent. Or, une meilleure structuration de ceux-ci pourrait grandement favoriser une baisse des prix des denrées alimentaires. 

Préférant injecter des subventions colossales dans la restructuration d’entreprises publiques à l’agonie ou encore l’achat à coup de milliards de fcfa de véhicules administratifs, l’exécutif qui se plaint d’une charge de stabilisation des prix des produits pétroliers supportée par l’État de plus en plus lourde, peine donc à trouver le juste équilibre entre l’essentiel et l’ostentatoire. Toute chose qui se fait toujours, au détriment du consommateur. 

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