jeudi, février 22, 2024
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    Raymond Ndong Sima en soutien aux militaires et contre le positionnement d’alternance 2023 

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    C’est un véritable coup dur pour la plateforme Alternance 2023 visiblement en ordre dispersé depuis la survenue du coup d’État perpétré le 30 août 2023 dernier par l’armée Gabonaise. En effet, depuis la survenue de cet événement, l’opinion est partagée entre d’une part les leaders de la plateforme Alternance 2023 qui souhaitent le recomptage des voix,  afin de voir le Pr Albert Ondo Ossa parvenir au pouvoir et une grande partie du peuple qui souhaite donner toutes leurs chances aux militaires déterminés à remettre le pays sur les rails.

    C’est d’ailleurs la deuxième position qui a été soutenue par un des leaders incontesté de la plateforme Alternance 2023 Raymond Ndong Sima interrogé ce vendredi 1er  septembre 2023 et d’autres acteurs influents de la société civile comme Geoffroy Foumboula Libeka Makosso. 

    « Mon point de vue c’est qu’il faut annuler tout,  corriger les textes réglementaires et administratifs qui encadrent les élections et relancer les élections. Pourquoi ? Parce que si le CGE a organisé une fraude, personne n’est sûr à l’heure actuelle que le CGE n’a pas harmonisé les résultats qu’il a affiché avec les résultats qu’il y a dans les urnes. 

    Et tout le monde sait que le CGE dans la plupart des cas a acheminé les urnes seul. Ça veut dire que depuis les centres de vote jusqu’à maintenant, l’intégrité des urnes n’est pas garantie. Qu’est-ce qui se passe si on découvre que les urnes ont été compromises ? Vous rendez-vous compte du risque que l’on veut prendre ? Ce n’est est pas normal,  parce qu’à ce moment-là on n’aura plus aucun moyen de contester. Il faut reprendre les élections. C’est plus simple »,  a confié Raymond Ndong Sima à nos confrères de Gabonactu

    Dans une vidéo devenue virale sur la toile, Geoffrey Foumboula Libeka Makosso pense que « les militaires n’ont pas à remettre le pouvoir à Albert Ondo Ossa ». Déjà, parce que ces derniers ne reconnaissent pas Albert Ondo Ossa comme président. De plus, c’est Ali Bongo Ondimba que le CGE a déclaré président. Le coup de force a été fait pour enlever le président reconnu par le CGE. 

    « Les militaires ne sont pas le Centre gabonais des élections pour remettre le pouvoir au Pr. Albert Ondo Ossa. Ce n’est pas leur travail », a expliqué Geoffroy  Foumboula.

    Ce qu’il faut retenir de ces différentes sorties c’est que l’opinion nationale est divisée quant à la posture à adopter vis-à-vis du Comité de transition et de restauration des institutions présidé par Brice Clotaire Oligui Nguema. Les jours à venir seront décisifs pour la nouvelle équipe dirigeante qui devra réussir l’exploit de réunir toutes les forces vives de la nation autour d’une vision commune de cette transition politique. 

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