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    SEEG : syndicat et Copil citoyen demandent la démission imminente d’Ousmane Cissé

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    C’est toute une réelle synergie qui s’est créée en moins de 48h pour exiger aux autorités gabonaises la démission immédiate du Sénégalais Ousmane Cissé fraîchement porté à la tête de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Depuis un moment, toutes les forces vives du secteur de l’eau et de l’énergie, ainsi que certains mouvements citoyens sont vent debout.

    En tout cas, ce jeudi 25 mai 2023, les membres du syndicat national des travailleurs du secteur de l’eau et de l’électricité (Syntee+) ont investi la rue et inondé le parking du siège social de la société pour exiger le départ imminent d’Ousmane Cissé. 

    Dans les vidéos qui saturent désormais les réseaux sociaux, les manifestants sont on ne peut plus clairs. « Cissé dégage ! Cissé dégage ! Cissé dégage ! »,  scandent-ils en chœur devant le bâtiment abritant la direction de la société d’énergie et d’eau du Gabon.

    Il faut dire que depuis la nomination du Sénégalais à la tête de cette entreprise à capitaux majoritairement gabonais (Fonds gabonais d’investissements stratégiques en tête-FGIS), quelques contestations avaient déjà été enregistrées de la part des acteurs de la société civile. Le COPIL Citoyen porté par Geoffroy Foumboula Libeka Makosso a par exemple adressé au ministre de l’Energie une correspondance dans laquelle il invite le membre du gouvernement à annuler cette nomination et à rappeler à l’ordre Akim Mohamed Daouda, ADG du FGIS qui est désigné comme principale auteur de cette nomination.

    Plusieurs raisons soutiennent ce refus de voir le Ousmane Cissé gérer cette entreprise publique. La première est relative à son parcours professionnel. « Le profil d’Ousmane CISSE démontre à suffisance qu’il n’a aucune expérience dans la gestion d’une entreprise du secteur sensible comme celui de l’eau et de l’électricité, si ce n’est dans celui de la télévision. Pour vous aucun Gabonais n’est capable ? », a expliqué Geoffroy Foumboula. 

    La seconde raison est sa nationalité. Les syndicalistes et acteurs de la société civile refusent qu’un expatrié occupe le poste de directeur général de cette entreprise publique, alors qu’en même temps un entrepreneur gabonais ayant investi plus de 300 millions dans l’élevage est empêché par les autorités sénégalaises de faire fonctionner son entreprise opérationnelle depuis plus de 8 mois.

    Cette situation étant bien connue du gouvernement gabonais qui demeure muet à ce jour, met dans tous les états syndicalistes et acteurs de la société civile qui ne reviennent pas qu’un Sénégalais soit dans ces conditions porté à un poste de responsabilité aussi stratégique que celui de directeur général de la SEEG. Les grévistes disent user de tous les moyens pour parvenir à annuler la nomination d’Ousmane Cissé. 

    Pour l’heure, le gouvernement n’a encore fait aucune communication sur cette situation qui prend de l’ampleur, à moins de trois mois des élections générales dans notre pays.

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