Travaux publics : Toussaint Kouma Emana, un ministre sans ministère ?

LE COFFRET

Alors qu’il avait annoncé à la surprise générale, le 12 septembre 2022, la dissolution du ministère des Travaux Publics, de l’Equipement et des Infrastructures, l’exécutif vient semble-t-il de faire volte-face. En effet, ce mercredi 12 octobre, soit tout juste un mois après cette première décision controversée, le premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda, a annoncé la nomination de Toussaint Kouma Emana en qualité de ministre des TP. Une nomination qui interroge, étant donné que tous les services du ministère dont il est censé avoir la charge, sont désormais rattachés à la Primature. 

« Par décret du Président de la République, Chef de l’Etat, en date de ce jour (12 septembre 2022), le Ministère des Travaux Publics, de l’Equipement et des Infrastructures, est-il dissous. Par conséquent, il est créé, au sein de la Primature, un Département en charge des Travaux Publics, de l’Equipement et des Infrastructures. Le personnel du Ministère dissous est mis à la disposition de la Primature ». C’est en ces termes que la cheffe du gouvernement Rose Christiane Ossouka Raponda, faisait savoir au peuple gabonais, la fin des activités du département du « Ciel et de la Terre », le 12 septembre 2022. 

Un mois plus tard, soit le 12 octobre, cette même cheffe du gouvernement, vient d’annoncer, toujours « par décret du Président de la République, Chef de l’Etat », la nomination de Toussaint Kouma Emana en qualité de « ministre des Travaux Publics ». Or, ledit ministère a été rayé des tablettes. Sonnant comme une véritable cacophonie au sommet de l’État, ces décrets « du Président de la République, Chef de l’Etat » qui semblent se chevaucher, interpelle quant à la lucidité de nos gouvernants. 

Ministre sans ministère, ou simple chef du Département en charge des Travaux Publics, de l’Equipement et des Infrastructures, Toussaint Kouma Emana vient quoi qu’il en soit d’hériter d’un portefeuille complexe qui nécessite des investissements colossaux, tant le retard accumulé par le Gabon dans le domaine des infrastructures est criard. La bonne nouvelle c’est que n’étant qu’un « chef de Département à la primature », il devrait faire économiser une soixantaine de millions de fcfa à l’Etat en rémunération.  Affaire à suivre. 

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