Gabon / Présidentielle 2023 : revanchard, Maganga Moussavou se jette à nouveau dans l’arène

LE COFFRET

Ferdinand DEMBA
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Passionné de lettres et désormais de chiffres, Ferdinand DEMBA est le directeur de publication d’Inside News241. Journaliste de métier et de convictions, lui et son équipe sont au service d’une information objective, d’utilité publique et au service de la vérité.

Après 1993, 1998, et 2016, Pierre Claver Maganga Moussavou s’est déclaré candidat à la Présidentielle de 2023. Une annonce qui intervient dans un contexte particulier. Le natif de Moutassou s’étant récemment montré critique à l’égard d’Ali Bongo, pour l’éviction de son fils Biendi Maganga Moussavou du dernier gouvernement. 

C’est parti pour une nouvelle Présidentielle pour Pierre Claver Maganga Moussavou. Le leader du Parti social démocrate (PSD) a annoncé ce lundi 14 mars 2022 sa participation à l’élection de 2023. C’était au cours d’un échange avec la presse, à Libreville. 

Pour ce qui est de l’officiel, l’homme justifie cette énième candidature par « la situation catastrophique » dans laquelle se trouve le Gabon, et sa conviction d’être le seul à même de bien gérer le Gabon. Maganga Moussavou maintiendra ainsi son projet de société bâti autour de la provincialisation. 

Pour ce qui est de l’officieux en revanche, nombreux sont ceux qui ont cerné dans le discours du patriarche Punu la colère de ne plus être aux affaires, en dépit des « loyaux » services offerts à Ali Bongo, du temps de son accident vasculaire cérébral à Ryad notamment. Mais surtout, sa colère pour l’éviction de son fils Biendi Maganga Moussavou du dernier gouvernement.

L’ancien vice-président de la République est d’autant plus amer que, comme il l’a expliqué dans une vidéo qui circule partout sur internet lors d’une rencontre qu’il a eu dans la Ngounié avec certains notables de la province la semaine dernière, c’est Ali Bongo qui est allé chercher son fils pendant que ce dernier était directeur général d’une banque, pour l’amener au gouvernement, « dans un ministère bidon et sans argent ».  « (…) Qu’est-ce que (Biendi) va faire après, parce qu’on n’éjecte pas les gens comme ça », s’est-il interrogé pour conclure.

Et les observateurs de se demander si cette déclaration de candidature, et le discours y rattaché, ne sont pas un énième chantage de Maganga Moussavou pour forcer le président Ali Bongo à caser « son neveu » Biendi dans une fonction honorable. Cela est d’autant plus plausible qu’avec plusieurs apparitions dans les gouvernements d’Omar, puis d’Ali Bongo Ondimba, Maganga Moussavou est connu pour être un fervent pratiquant de l’adage africain qui veut que « la bouche qui mange ne parle pas ». C’est ainsi que ces diatribes à l’encontre du pouvoir ne sortent que lorsque lui et les siens ne sont plus aux affaires, mais jamais pendant. 

Quoi qu’il en soit, cette 4ème participation à la Présidentielle fait de lui le candidat le plus expérimenté pour le moment sur cette question au Gabon. Serait-ce assez pour le faire gagner? Très difficile de répondre par l’affirmative.

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