lundi, juillet 22, 2024
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    Gabon : Houangni Ambouroue forcé de rouvrir le corridor de pêche de l’Estuaire 

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    Pour juguler la flambée des prix du poisson en constante croissance dans le pays, le ministre de la Pêche et de l’Économie Maritime, Pascal Houagni Ambouroue, a été contraint d’ordonner le lundi 23 janvier 2023 l’ouverture du corridor de pêche de l’Estuaire réservé aux pêcheurs artisanaux.

    « Le déficit de poisson sur le marché domestique m’amène à vous annoncer la réouverture officielle du corridor de pêche dans l’Estuaire du Komo », a déclaré le ministre lors d’une cérémonie organisée au Centre d’appui à la pêche artisanale de Libreville (CAPAL).

    Ainsi, la réouverture a officiellement été faite en présence des pêcheurs, des vendeuses et des écailleurs de poisson. Plusieurs membres du gouvernement et autorités locales du pays y ont pris part. Il s’agit de la ministre du Travail, Madeleine Berre et de son collègue de la formation professionnelle, Raphaël Ngazouzé.

    La décision s’inscrit visiblement dans le cadre de la mise en œuvre de la politique sociale que le gouvernement entend implémenter d’ici la fin du mandat de l’actuel président Ali Bongo Ondimba. 

    Deux principaux facteurs à l’origine de la flambée des prix 

    Il faut noter que les principales raisons qui ont contribué à cette situation sont d’ordre administratif et du ressort des pêcheurs qui sont souvent accusés de pratiquer une pêche illégale dans les zones interdites. Ce qu’il faut dire c’est que la responsabilité de l’administration dans cette affaire a été de régulièrement procéder à la confiscation des moteurs des pêcheurs parfois abusivement qualifiés de hors-la-loi. 

    « Les zones interdites à la pêche sont situées sur les couloirs qui conduisent vers les zones autorisées. Mais quand on vous voit passer, les contrôleurs vous arrêtent et vous accusent de pêcher dans une zone interdite et les problèmes commencent », a expliqué un pêcheur au micro de nos confrères de Gabonactu.com.

    Ce fait a naturellement eu pour conséquence, le fait que de nombreux pêcheurs se sont retrouvés en prison, d’autres en chômage technique et une baisse significative de quantité de poisson sur le marché national. La demande étant supérieure à l’offre, le kilogramme de poisson pêché au large des côtes gabonaises se vend du coup parfois à 4 500 fcfa contre 2000 fcfa le poisson surgelé importé.

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