mardi, février 20, 2024
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    Gabon : quand le Pr Albert Ondo Ossa tire à boulets rouges sur «Ali Bongo, ses copains et ses… coquins»

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    Présent sur le plateau de la télévision nationale le 16 août dernier dans le cadre de l’émission « 1 candidat, 1 projet », le Pr Albert Ondo Ossa en a profité pour dresser le bilan de l’équipe dirigeante actuelle. Entre un taux de réalisation budgétaire à moins de 40%, sempiternelle difficultés à payer les retraités, absence d’infrastructures routières et cycle d’endettement vicieux au profit « d’Ali Bongo, ses copains et ses coquins », le candidat indépendant qui veut donner un « nouveau souffle à l’économie gabonaise » a tiré à boulets rouges sur le Parti Démocratique Gabonais (PDG) et ses partisans. 

    Face à des interlocuteurs qui ne savaient vraisemblablement plus où donner de la tête, le Pr Albert Ondo Ossa, candidat indépendant à la prochaine élection présidentielle, s’est livré à un cours magistral. Analysant en « profondeur » les carences d’un système qui montre des signes de fébrilité et d’incapacité tant sur le plan économique que social, celui qui a bâti son projet de société autour de la « Real politik » et qui affirmait dès janvier que le « budget 2023 est une catastrophe », a interpellé l’opinion avec des propos chocs à l’endroit du Parti Démocratique Gabonais (PDG) et ses partisans. 

    Loin de faire dans la langue de bois, le professeur et homme politique a battu en brèche l’ensemble des questions de ses interlocuteurs, naviguant habilement entre questions économiques, sociales et sociétaires, évoquant notamment  un taux de réalisation budgétaire à moins de 40%, la sempiternelle difficultés à payer les retraités, absence d’infrastructures routières et l’actuel cycle d’endettement vicieux qui ne profite qu’à « Ali Bongo, ses copains et ses coquins ». 

    Démontrant tour à tour, l’incapacité de l’équipe dirigeante actuelle à innover, à se réformer et à décentraliser l’économie en misant sur de nouveaux pôles de développement comme évoqué par exemple, par le candidat Barro Chambrier, celui qui fut éphémèrement ministre sous Omar Bongo Ondimba, a battu en brèche « un pouvoir illégitime qu’il faut écarter ». Pouvoir qui on le rappelle, gouverne depuis plus de 60 ans sans discontinuer, pour des résultats plus que mitigés à plusieurs titres. 

    Plaidant pour un changement à la tête de l’Etat et pour l’arrivée d’un « gabonais normal » à la présidence de la République, ce qui serait le point de départ d’un changement radical, ce professeur émérite d’économie a donc insisté sur la nécessité d’un changement profond, face à une assistance qui ne semblait pas en mesure de lui tenir la dragée haute. L’homme qui entend s’il est élu au soir du 26 août prochain, construire pas moins de 2500 km de routes entièrement bitumées, et favoriser la construction de 200 000 logements entre la capitale Libreville et l’intérieur du pays, a selon certains, « dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas ». 

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