mardi, avril 23, 2024
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    Moanda : sous le feu des critiques, Comilog indique avoir investi près de 20 milliards dans les logements de Lekolo 2

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    Première entreprise du pays avec un chiffre d’affaires dépassant les 1,2 milliard de dollars US, la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), filiale d’Eramet, est actuellement sous le feu des critiques. Et pour cause, les 417 maisons situées à Lekolo 2, à Moanda et destinées à reloger les habitants des zones de Leyima et Lekolo, à l’intérieur du périmètre minier de la Société, semblent inconvenantes même si elles sont selon directeur général de Comilog (ADG), Leod-Paul Batolo, constituées de « matériaux durables et ont une superficie de ​​400 mètres carrés chacunes ». 

    Les clés de 417 maisons situées à Lekolo 2, Moanda, destinées à reloger les habitants des zones de Leyima et Lekolo, à l’intérieur du périmètre minier de la Société minière de l’Ogooué (Comilog), ont été remises aux bénéficiaires le 9 février dernier par le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Venu en personne pour cet événement, le général de Brigade ne pensait sûrement pas que ces habitations de type F1 à F6 (maisons d’une à cinq chambres) constituées de « matériaux durables”, allaient autant faire jaser. 

    En effet, depuis cette coupure de ruban symbolique, la toile s’est enflammée pour ces bâtisses qui pour certains ne reflètent en rien la puissance financière de la filiale d’Eramet et surtout, sont loin de représenter le niveau de production intensive effectué grâce à cette zone minière qui permet au géant français d’être l’un sinon le principal fournisseur de manganèse à haute teneur dans le monde. Pis, ces maisons dont certaines font grise mine, n’affichent pour certains, aucun standing particulier, alors que l’entreprise dirigée par Léod-Paul Batolo, affiche elle, un chiffre d’affaires annuel de 1,2 milliard de dollars US. Surtout qu’un cahier le charge de charge indiquait que les maisons seraient d’un standing bien supérieur à celui des anciennes habitations.

    Si elle tente de se défendre, affirmant avoir injectée pas moins de 19 milliards de fcfa dans ces bâtisses, qui permettront à en croire l’ADG, de reloger plus de 2500 personnes, qui a par ailleurs ajouté que « les bénéficiaires seront propriétaires de leur terrain et de leurs maisons au titre de la compensation », il n’en demeure pas moins qu’elle aurait pu mieux faire et surtout bien faire. En pleine restauration, le CTRI qui met la pression sur les entreprises pétrolières, devrait également se pencher sur le cas des entreprises minières, qui brassent tout autant, et dont les dégâts environnementaux sont perceptibles à Moanda.

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