Gabon : Ali Bongo touche du doigt l’échec de sa politique universitaire à Mouila

LE COFFRET

Présent ce mercredi à Mouila dans le cadre de ce qui s’apparente à un début de campagne électorale, le président de la République Ali Bongo Ondimba en a profité pour visiter deux usines estampillées Olam, l’une dédiée à la production d’huile de palme et l’autre à la transformation du bois. Il a également inauguré une usine d’eau potable. En parallèle, le numéro un gabonais a pu se rendre compte de l’échec de ses gouvernements successifs, à mettre en œuvre son plan visant à rénover et moderniser les universités existantes tout en créant de nouvelles, comme ce devait être le cas pour l’université de Mouila. 

Alors que la visite début 2018, d’une délégation du groupe chinois spécialisé dans le BTP et les infrastructures, China Construction, laissait paraître une volonté du gouvernement de matérialiser le vaste projet de construction d’universités dans quatre villes du pays, dont Mouila, plus de quatre ans plus tard rien n’a été fait. En visite dans cette ville, chef-lieu de la province de la Ngounié, dans le cadre de ce qui s’apparente à un début de campagne électorale, le chef de l’Etat a pu s’en rendre compte lui-même. 

En effet, prévue dans le cadre du Plan stratégique Gabon Émergent (PSGE), la construction de cette université devait offrir aux jeunes bacheliers de cette province, la possibilité de migrer vers l’enseignement supérieur tout en restant dans leur localité. Une initiative et une volonté louable dans un pays qui ne compte jusqu’à présent, que deux universités surpeuplées (l’université Omar Bongo et l’université des Sciences et Techniques de Masuku), et qui doivent pourtant accueillir plus de 15.000 bacheliers par an, pour ceux qui n’ont pas les moyens de migrer vers l’étranger.

Censée être une solution à long terme devant répondre aux différents problèmes de sureffectif rencontrés dans les deux campus universitaires du pays, la construction de cette université de Mouila et des trois autres reste donc pour l’heure à l’état de promesses. Quand on sait que des pays comme le Sénégal, le Maroc, le Ghana ou encore l’Afrique du Sud, qui sont des destinations universitaires prisées par les étudiants gabonais, ont fait de l’éducation une véritable industrie, difficile de comprendre la lenteur observée dans ce domaine par les autorités gabonaises. 

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