CNSS/Affaire Alima : plus de deux semaines après les faits, Roponat et Ossouka sortent enfin du silence 

LE COFFRET

L’affaire avait mis en émoi l’opinion tant par sa gravité que par sa cruauté. Le 11 novembre dernier, une auditrice de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) se faisait kidnapper aux abords de l’institution comme le confirmait quelques jours plus tard, l’administration provisoire. Muet sur le sujet depuis cet épisode, le procureur de la République près du tribunal de première instance de Libreville, André Patrick Roponat, est enfin sorti de sa réserve ces dernières heures, tout comme la cheffe du gouvernement Rose Christiane Ossouka Raponda, pourtant bien présente à la Nuit des Talents ce vendredi aux côtés du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba. 

« Les menaces et les intimidations n’ont pas droit de cité dans notre pays et personne ne devrait craindre de faire son travail ». Tels sont les mots de la cheffe du gouvernement Rose Christiane Ossouka Raponda, suite à la déclaration du procureur de la République près du tribunal de première instance de Libreville, André Patrick Roponat, sur la tristement célèbre Affaire Alima. Muet sur cette affaire depuis deux semaines, ce dernier s’est fendu d’une sortie pour le moins…tardive. 

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En effet, révélant « qu’à la suite de ces faits une enquête avait été ouverte et confiée à deux services de police judiciaire », André Patrick Roponat a ensuite indiqué que les premiers éléments de l’enquête, remettait en cause la thèse des « violences physiques et des abus sexuels » subies par la victime de cet enlèvement. Reconnaissant néanmoins les intimidations et les menaces dont elle a été victime, comme l’avait d’ailleurs confirmé l’administration provisoire de la Caisse, ce dernier a finalement « invité la population à demeurer sereine ». 

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Loin pourtant d’être rassurante aux yeux de l’opinion notamment par son caractère tardif, cette déclaration, suivie de celle d’Ossouka Raponda, Premier ministre et surtout femme « se voulant être un exemple pour les jeunes filles », comme elle l’a déclaré récemment au détour d’une interview chez nos confrères de Jeune Afrique,  interroge sur la réelle volonté des autorités de protéger aussi bien les populations que l’état de droit. 

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