La Plateforme des 41 appelle le PDG à « tirer les leçons de son échec »

LE COFFRET

Dressant un sombre tableau de la situation sociopolitique du Gabon, Louis Gaston Mayila et la Plateforme des partis et regroupements politiques de l’opposition (PG41) ont appelé les populations à « sanctionner le pouvoir en place en 2023″. Non sans exiger des réformes électorales à même de garantir la fiabilité du résultat des urnes aux prochaines élections générales. 

La Plateforme des partis et groupements des partis politiques de l’opposition (PG41) a tenu une conférence de presse le mercredi 21 septembre à Libreville. Occasion pour le président de ce regroupement, Louis Gaston Mayila, de dresser un sombre tableau de la situation sociopolitique du pays, à l’orée des élections politiques générales, dont la présidentielle de 2023. L’opposant politique a notamment dénoncé « la décrépitude sur tous les plans » de notre pays, et « la période incertaine » dans laquelle le Gabon est plongé.  « Cette incertitude est d’autant plus grande, car le citoyen observe un décalage entre les promesses du chef de l’Etat et le programme des politiques publiques présentés par le Gouvernement de la République« , a-t-il argumenté. 

Assez pour que la PG41 « appelle à la démission du Premier ministre« , au regard de « l’échec des politiques initiées par le chef de l’Exécutif depuis quatorze ans « .  Mieux, « la PG41 appelle solennellement les Gabonais à sanctionner le pouvoir en place, et à travailler à l’alternance politique lors des élections générales de 2023« , a martelé Louis Gaston Mayila, par ailleurs ancien apparatchik du régime en place.

Comme exemples de cette « conduite des affaires chaotique« , Mayila a évoqué des questions sociales telles que « la vie chère, les retraites, la rentrée scolaire et académique chaotique, le chômage endémique des jeunes, les hôpitaux transformés en mouroir, les routes impraticables, etc.« . Mais aussi, des échecs politiques comme « la mal gouvernance et les dysfonctionnements observés au sommet de l’Etat« . 

Pour finir, la Plateforme des 41 a exigé le renouvellement du bureau du Centre Gabonais des Élections (CGE), dont le mandat est épuisé depuis 2020. Mais aussi, le renouvellement du bureau du Conseil national de la démocratie (CND), lui aussi devenu caduc. Mais encore, « des réformes électorales, la convocation de la classe politique, l’établissement et la délivrance de la Carte Nationale d’Identité, etc. »

Pour la démission du bureau du CGE, la PG41 devra repasser après les législatives partielles d’octobre 2022.

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