mardi, avril 23, 2024
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    Gabon : l’État fait l’acquisition de 75% des actifs d’Assala 

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    Deux semaines après avoir annoncé l’acquisition de 35% des parts de la Compagnie d’exploitation commerciale africaine gabonaise de distribution (Ceca-Gadis), l’État gabonais vient d’acquérir 75% des parts du pétrolier Assala. Comme annoncé ce 15 février, la société détenue jusqu’à présent par le groupe américain Carlyle est passée sous le pavillon GOC (Gabon oil company), faisant de la société pétrolière nationale le deuxième opérateur du pays. Une acquisition qui renforce par ailleurs l’idée d’un retour de la souveraineté économique nationale. 

    Le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officialisé ce jeudi au Palais Rénovation la signature d’accords marquant le rachat de la Société Assala par l’Etat gabonais via la Société nationale Gabon Oil Company (GOC). Un deal qui permet de lever les doutes qui persistaient sur la capacité de l’Etat gabonais à réaliser cette opération avant la date limite, et qui s’inscrit dans une dynamique de retour de souveraineté économique nationale. 

    LIRE AUSSI : Gabon : sous l’impulsion d’Oligui, l’Etat récupère des parts du géant local de la grande distribution Ceca-Gadis 

    Conclu deux semaines après l’acquisition des parts dans la Compagnie d’exploitation commerciale africaine gabonaise de distribution (Ceca-Gadis), cet accord porte sur les actifs d’Assala qui vise à sécuriser les ressources nationales d’une part, et d’avoir une gestion autonome dans les ressources pétrolières de l’autre, intervient dans le contexte particulier de transition et de restauration des institutions. “A travers cette opération le Gabon n’a fait qu’exercer son droit souverain sur ses ressources naturelles à l’instar d’autres pays. Cet acte historique posé aujourd’hui est un acte de départ traduisant l’intention de reconquérir notre souveraineté et faire en sorte qu’aux yeux des Nations amies, le Gabon immortel reste digne d’envie.” a déclaré le président de la transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, dans son mot de circonstance.

    Pari stratégique, mais pour le moins risqué, ce rachat des actifs d’Assala permettra au Gabon d’élever son PIB, d’augmenter ses recettes et de marquer sa souveraineté dans le secteur pétrolier qui représente le poumon de l’économie nationale. Une bonne chose à première vue, même si les doutes subsistent quant à la capacité des dirigeants à faire preuve de rigueur et de discipline budgétaire dans un contexte où le pays vient de reculer d’un rang en matière de corruption et probablement de gouvernance.

    LIRE AUSSI : Gabon : rachat d’Assala, l’impossible transaction

    A noter que cette opération décriée par de nombreux experts n’a pu être réalisée que grâce à l’intervention d’un partenaire financier étranger, qui selon plusieurs sources, pourrait être le Suisse Vitol, bien connu du milieu au Gabon, pour avoir injecté des fonds dans la Société Gabonaise de Raffinage (Sogara) il y a quelques années. 

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