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    Revalorisation de la subvention à la presse : une promesse tenue, mais des défis à relever

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    Ferdinand DEMBA
    Ferdinand DEMBAhttp://www.insidenews241.com
    Passionné de lettres et désormais de chiffres, FD est le directeur de publication d’Inside News241. Journaliste de métier et de convictions, lui et son équipe sont au service d’une information objective, d’utilité publique et au service de la vérité.

    Dans un geste significatif en faveur de la presse gabonaise, le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) a annoncé une augmentation majeure de la subvention accordée aux médias. Cette décision lue par le colonel Ulrich Manfoumbi Manfoumbi ce jeudi 25 janvier, qui fait passer la subvention de 120 millions de fcfa à 500 millions de fcfa, représente une augmentation de 370 millions de fcfa. 

    Conscient de la situation structurelle fragile de la presse gabonaise. Soucieux de ne pas laisser sur le bord du chemin une catégorie sociale et socio-professionnelle nationale. Convaincu du rôle essentiel de la presse en démocratie, le président de la Transition, président de la République, Chef de l’État, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, a décidé ce jour, 25 janvier 2024, de la revalorisation de la subvention à la presse, qui passera de 120 millions de FCFA à 500 millions de FCFA« , a déclaré le colonel Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, porte-parole du CTRI, dans le communiqué 041 ce jeudi 25 janvier.

    Cette mesure est perçue comme un signal fort en faveur du soutien aux médias et de l’importance accordée à leur rôle dans la société gabonaise par les autorités de la transition. Cependant, il est crucial que cette augmentation soit accompagnée d’une redistribution transparente et équilibrée de la subvention, afin de garantir son impact réel sur les entreprises de presse.

    Pour assurer une redistribution équitable de la subvention à la presse, plusieurs préalables doivent être pris en compte. Tout d’abord, il est essentiel d’établir des critères clairs et objectifs pour déterminer les besoins des entreprises de presse. Ces critères pourraient inclure des indicateurs tels que l’audience, l’impact social, l’innovation journalistique et la qualité du contenu produit, etc.

    Ensuite, il est primordial d’éviter toute forme de favoritisme ou de népotisme dans l’attribution des fonds, comme cela a toujours été le cas. Même avec la nouvelle équipe. Les critères doivent être connus de tous et la liste des médias sélectionnées doit être publiée au moins un mois avant la distribution, afin que des recours soient possibles en cas d’erreurs. La transparence doit être garantie à chaque étape du processus, depuis la sélection des bénéficiaires jusqu’à la surveillance de l’utilisation des fonds. Des mécanismes de contrôle indépendants et participatifs peuvent être mis en place pour prévenir les abus et garantir une utilisation responsable des ressources. C’est l’argent du contribuable gabonais. Il doit savoir ce que l’on en fait.

    Par ailleurs, il est crucial d’encourager les médias à diversifier leurs sources de financement. La subvention à la presse ne devrait pas être considérée comme une source de revenus unique, mais plutôt comme un soutien complémentaire permettant aux médias de développer leur indépendance éditoriale et leur capacité à mener des enquêtes approfondies. Une loi pourrait encourager les entreprises à augmenter leurs budgets en communication, notamment la publicité, dans le cadre de la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE).

    En retour, les médias doivent s’engager à respecter des normes éthiques élevées et à fournir un contenu journalistique de qualité. Ils doivent également s’efforcer d’être transparents dans leur gestion financière et de rendre compte régulièrement de l’utilisation des fonds publics qui leur sont alloués.

    La revalorisation de la subvention à la presse par le CTRI constitue une avancée significative pour le secteur médiatique gabonais. En mettant en place des critères objectifs, en assurant la transparence et en encourageant la diversification des sources de financement, le Gabon peut créer un environnement propice au développement d’un journalisme perspicace et décalé, véritable pilier démocratique de notre société.

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